Après notre balade au jardin botanique royal de Peradeniya, notre chauffeur de tuk-tuk propose de nous emmener au Temple Royal de Ranawana. Il nous assure que le lieu vaut vraiment le détour rien que pour son bouddha qui serait le plus haut du monde. Comme le temple n’est qu’à quelques kilomètres, nous nous laissons convaincre. DSCN9400Arrivés sur les lieux, nous découvrons un temple moderne, en accord parfait avec la nature. Un parcours dans la forêt, entre les roches et les arbres, nous mène au Bouddha géant. DSCN9408

DSCN9391Ce temple bouddhiste, récemment rénové, possède des sculptures représentant des scènes de la vie de Bouddha.

DSCN9392 DSCN9393 DSCN9394Arrivés tout en haut du site, nous faisons face à un immense bouddha haut en couleurs. La statue est si haute que sa tête semble presque toucher les nuages. D’ailleurs, lorsque je lève la tête, j’ai l’impression que le bouddha chancèle… En fait, c’est moi qui ai le vertige !

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Pour la Saint-Valérie, nous avons décidé de profiter de la nature dans le magnifique « Royal Botanical Garden » situé à quelques kilomètres de Kandy. Le vaste jardin abrite des arbres d’une hauteur infinie, des bambous géants, une collection d’orchidées impressionnante, un petit jardin d’épices, des plantes médicinales et de somptueux palmiers. Le parc jouxte la rivière Mahaweli que l’on aperçoit depuis les allées.DSCN9343 DSCN9348 DSCN9362 DSCN9363

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IMG_5445 IMG_5451 IMG_5453IMG_5464Le jardin botanique a été créé en 1822 par Alexandre Moon sur l’emplacement des jardins des anciens rois de Kandy. Certaines plantes proviennent des jardins des différentes régions du Sri Lanka, comme Colombo, Kew, Kalutara. Depuis 1912, le jardin est sous la responsabilité du département de l’agriculture. Pour en savoir plus sur ce jardin, cliquez sur le lien Le Centenaire de Peradeniya. La superbe allée des palmiers royaux (Avenue of Palms) date des années 1950. IMG_5455IMG_5457IMG_5459Au gré de la promenade, on peut observer différents animaux, tels que des chauve-souris frugivores et des singes, plus exactement des macaques à toque (à cause de leur coiffure).

IMG_5442DSCN9356IMG_5460DSCN9357Avant de sortir du parc, notre attention est retenue par un charmeur de cobras ! Il nous raconte qu’il enlève régulièrement le venin de ses cobras. Puis, il nous montre un boa énorme. Après l’avoir caressé, Thierry est le premier à le prendre autour du cou, puis je me laisse aussi tenter. La sensation est très étrange. Sa peau est gluante et froide, et je sens ses muscles s’activer sous sa peau. Quand il bouge un peu trop, je sens la puissance du reptile. Impressionnant !

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La ville de Kandy, ancienne capitale du Sri Lanka, doit son classement sur la liste du Patrimoine de l’Unesco à son Temple de la Dent. Comme son nom l’indique, ce dernier abrite une relique de la dent de Bouddha. Notre guide, aux origines portugaises, nous apprend que la relique a joué un rôle politique non négligeable, car ceux qui la possédaient détenaient automatiquement le pouvoir sur le pays ! En ce qui concerne la relique (que nous n’avons pas vue), elle est nettoyée tous les mercredis avec une préparation d’eau de fleurs. Cette eau parfumée posséderaient des vertus… Toute une histoire !

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Les jambes doivent être impérativement couvertes, sinon vous n’entrez pas… :)

Le Temple de la Dent a subi deux attentats – un en 1989 et un autre en 1998. Heureusement, il a été entièrement restauré à chaque fois. D’ailleurs, nous sommes fouillés à l’entrée du temple… C’est pour vous dire qu’on ne plaisante pas. Personnellement, vu le contexte actuel, je trouve cela plutôt rassurant.  DSCN9279 DSCN9283 DSCN9290 DSCN9297DSCN9310IMG_5371 IMG_5374 IMG_5397 IMG_5410 IMG_5411 IMG_5417

Brève histoire de la dent

Après la crémation du Bouddha à Kushinagar, en Inde du Nord, on retrouva une dent dans les cendres (censée appartenir au Bouddha). Considérée comme une relique, elle fut d’abord conservée au Kalinga, au centre-est de l’Inde, avant d’être clandestinement transportée au Sri Lanka (Ceylan) par la Princesse Hemamali et son mari le Prince Dantha, sur les ordres de son père le roi Guhasiva. Arrivés à Ceylan, le couple confia la dent au roi Kirthi Sri Meghavarna qui la déposa dans le monastère Meghagiri à Anuradhapura. DSCN9301Pour éviter le vol de la relique, le roi fit construire un temple de la dent à proximité de sa résidence. Les autres souverains qui régnèrent les siècles suivants en firent de même jusqu’à l’invasion des Portugais à Kandy en 1603. La dent fut alors transportée ailleurs, puis retrouvée sous le règne de Râjasimha II au milieu du 17ème siècle.

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Le thé du Sri Lanka est connu sous la dénomination de « thé de Ceylan », Ceylan étant le nom de l’île jusqu’en 1972. Le Sri Lanka ne produit presque que du thé noir, reconnaissable à sa belle couleur ambrée. DSCN9052Le Sri Lanka est le 4ème producteur mondial de thé. La théiculture a été implantée par les Anglais au 19ème siècle. La plante du thé, le théier, est cultivée sur les hauts plateaux du centre de l’île. D’ailleurs, l’altitude a une influence sur le goût du thé. On distingue trois catégories de thé : le thé des basses terres qu’on appelle « low-grown » (de 0 à 600 mètres d’altitude), le thé de plateau dit « medium-grown » (de 600 à 1 300 mètres) et le thé des hauteurs appelé « high-grown » que l’on fait pousser à plus de 1 300 m. Ces derniers sont réputés pour leur arôme et leur couleur claire en tasse, alors que les deux autres catégories de thés (medium-grown et low-grown) sont plus charpentés et colorés en tasse. DSCN9151

La cueillette du thé au Sri Lanka est tout un art. La plupart des thés sont en effet issus du grade O.P. (Orange Pekoe). Cela signifie que le thé contient des feuilles entières de moyen calibre. Si le thé est de grade B.O.P., cela veut dire que la feuille a été brisée, « B. » étant l’abréviation de « Broken ». Au Sri Lanka, les petits-déjeuners s’accompagnent en général d’un thé B.O.P. (feuilles cassées) fort en goût et d’une couleur très ambrée auquel on ajoute éventuellement du sucre et un nuage de lait. Le thé de l’après-midi sera plutôt de grade O.P. (feuilles entières), plus subtil et plus aromatique. IMG_5318

Pendant notre semaine à Madiha, nous avons eu un coup de cœur pour deux adresses. La première est celle où nous avons dormi, les Caribbean Cabanas. Thierry et moi avons choisi la chambre du haut, et Théophile, celle du bas. Les deux sont faites à l’identique, avec une terrasse et une vue sur la mer, une chambre spacieuse et propre, une belle salle de bain en tadelakt gris, l’eau chaude et la climatisation. DSCN9109 DSCN9120 IMG_5342Les Caribbean Cabanas appartiennent au gérant du Carribean Gate, un restaurant où nous avons pris quelques repas du soir. Ce n’est pas le meilleur restaurant du coin, mais l’ambiance locale est très agréable.

La deuxième adresse concerne un hôtel restaurant où nous avons pris les petits-déjeuners et la plupart de nos repas. Il s’agit du Beach Inns Holiday Resort situé à quelques mètres des Carribean Cabanas. Leur carte propose une variété de plats locaux mais aussi européens. Nous avons adoré, entre autres, le thon fraîchement pêché et grillé juste comme il faut, les pancakes à la noix de coco et au citron-miel, les purs jus de fruit sans sucre ajouté… La terrasse est située directement côté océan, et lorsque le temps devient menaçant, il est possible de prendre ses repas à l’intérieur. DSCN9139 DSCN9152 DSCN9175 DSCN9176 DSCN9178 DSCN9165DSCN9148DSCN9179 DSCN9170

En arrivant au Sri Lanka, nous ne savions pas que nous étions à l’aube de la nouvelle année, l’Avuruddha. De la terrasse de notre bungalow (guesthouse Dilara Resort), nous entendons des bruits de pétards dans le quartier. Sajee nous explique que les pétards, les feux d’artifice et les feux de Bengale sont traditionnellement utilisés pour fêter la nouvelle année. Avec un grand sourire, elle nous invite à la suivre chez Achala qui habite à quelques mètres dans la même rue. Achala nous accueille les bras ouverts et nous propose des mets sucrés spécialement préparés pour la fête. Je profite de l’occasion pour lui poser des questions sur le Nouvel An. J’apprends donc qu’il est fêté entre le 12 et le 15 avril et qu’il correspond à la nouvelle année cinghalaise et tamoule : Aluth Avurudda (en cinghalais, de religion bouddhiste) ou le Puthandu (en Tamoul, de religion hindouïste). Pendant cette période, les deux communautés partagent les mêmes coutumes et traditions ancestrales. Lors de cette grande fête nationale, la coutume veut que l’on cuisine une variété de plats traditionnels et que l’on fasse bouillir le lait en le laissant déborder, pour la chance et la prospérité. C’est beau, non ? PHOTO 1 PHOTO 7 PHOTO 9

Le tuk-tuk klaxonne devant la guesthouse pour nous prévenir qu’il faut partir. Nous nous hâtons jusqu’à lui, contents de concrétiser le projet d’aller voir les baleines bleues. Il roule jusqu’au port de pêche, là où nous devons embarquer. Des touristes sont rassemblés sur le quai et attendent leur tour pour monter à bord. Je suis surprise d’en voir autant. Thierry et moi sommes perplexes : comment peuvent-ils être aussi sûrs de voir des baleines ? Nous savons que l’Océan Indien abrite une faune incroyable, mais comment font-ils pour repérer les baleines ? Les questions se bousculent dans ma tête, et apparemment pas que dans la mienne, car Thierry me souffle à l’oreille : « Au pire, nous faisons une balade en mer ». Restons positifs. DSCN9064IMG_5054Sur le bateau, l’équipage distribue des gilets de sauvetage que tout le monde enfile sans mot dire. Quand je pense que la baleine est le plus gros mammifère de la planète, je me dis que ce bateau de pêche reconverti en bateau de tourisme ne doit pas peser lourd à côté de l’animal… Alors que je me pose mille questions, un homme de l’équipage passe parmi les passagers pour distribuer du gâteau aux épices (un gâteau tout simplement délicieux, un peu l’équivalent du pain d’épices que l’on trouve partout en France, mais fait maison). IMG_5078Alors que je savoure ma dernière bouchée, je note une effervescence parmi les passagers. Le bateau qui voguait tranquillement commence à prendre de la vitesse. Des dauphins sont en vue, et les trois quarts des touristes quittent leur siège pour se ruer au même endroit. Tous s’ignorent, se piétinent, se bousculent, c’est à celui qui fera le plus beau film ou la plus belle photo. Derrière nous, j’aperçois deux autres bateaux identiques, remplis de touristes, qui arrivent à pleine vitesse. A partir de ce moment, la soi-disant observation se transforme en traque à l’animal. J’ai l’impression d’être dans un safari ou dans une course poursuite, le charme est complètement rompu. Je pense aux animaux traqués, affolés et obligés de fuir les bateaux qui les approchent trop près. IMG_5099Lorsque la première baleine apparaît, il nous est très difficile de l’apercevoir à cause de la montagne d’individus (malpolis) qui se vautrent l’un sur l’autre pour être les premiers à voir LA baleine. Heureusement pour nous, les cétacés nagent rapidement et nous pouvons nous aussi les observer de notre côté. IMG_5104 IMG_5118 IMG_5119 IMG_5122Les trois bateaux d’observation repartent moteurs hurlants dès qu’ils aperçoivent un « bout » d’animal. C’est très spécial ! Je suis mitigée entre l’expérience inoubliable de voir les baleines bleues et la façon dont ça se passe vraiment. Mais existe-t-il une autre façon d’observer les baleines ? IMG_5113IMG_5114IMG_5116IMG_5118IMG_5120IMG_5138IMG_5106Sur le retour, le capitaine décide d’arrêter son bateau en pleine mer pour permettre à ceux qui le souhaitent de plonger dans l’océan. Puis des membres de l’équipage se mettent à tambouriner sur les parois du bateaux sous les yeux amusés des passagers. Nous rentrons au port de Mirissa dans une ambiance très joyeuse, comme je les aime. IMG_5144 IMG_5163 IMG_5168 IMG_5170 IMG_5174 J’ai cherché sur le net de quand datait l’observation des baleines à Mirissa, et il se trouve que c’est devenu une attraction touristique depuis 2006, suite à la découverte par les scientifiques du chemin migratoire des baleines bleues qui longent les côtes méridionales du Sri Lanka. Mirissa est ainsi reconnue comme l’un des meilleurs spots d’observation des baleines bleues au monde.

« Thalassa » – French documentary about Sri Lanka…

Dans ce document, vous pouvez suivre la journaliste sur un bateau d’observation à Mirissa. En réalité, cela n’est pas aussi idyllique, malheureusement.

 Planète Océan [FR] Yann Arthus-Bertrand – le film Full HD

 

C’est en rentrant d’une promenade sur la plage que je découvre par hasard les jolis dessins des enfants d’Amed (Bali). Dans la lumière tamisée du soir, filles et garçons alignent dans le sable des petites pierres les unes à côté des autres, de façon à former le plan d’une maison. Comme ils n’ont ni papier ni crayons de couleur, ils dessinent leurs rêves dans le sable à l’aide de petits cailloux. Tout est magnifiquement pensé, les cloisons et même les meubles. Quel joli spectacle que de voir des enfants passionnés par leur jeu, c’est à peine s’ils remarquent ma présence tant ils sont concentrés à créer leur monde.

IMG_4923Assise un peu à l’écart, je les regarde s’amuser et rire ensemble. Ils finissent par m’inviter « chez eux », et je me sens privilégiée et honorée. Ils m’expliquent que ce petit morceau de brique est un canapé, et que cette « tige » de corail blanc est tout simplement un bonhomme. Je suis si émerveillée devant ces trésors d’imagination que je leur demande l’autorisation de capturer quelques images de leur chef-d’œuvre. Dans leurs yeux malicieux, je lis de la fierté, mais aussi un bonheur absolu, celui qu’offre la richesse d’une imagination fertile, pure et belle.

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CaptureAmed, c’est d’abord une atmosphère. Il y a son volcan qui domine tout le paysage, sa mer bleue marine où voguent les prahus, ses collines de jungle aux pieds desquelles s’étalent les rizières, et puis cette plage, un peu spéciale, qu’on aime ou qu’on déteste, avec ses gros galets cendrés et son sable qui ressemble à du marc de café mouillé. A Amed, c’est un peu le bout du monde que je suis venue chercher. J’aime ça, la solitude parfois. DSCN8920DSCN8934DSCN8984Amed n’a pas vraiment changé depuis 10 ans. Sur la plage, je marche tête baissée pour éviter de me tordre les chevilles. Et puis j’ai mal sous la plante des pieds, mais je résiste. Après les douces rizières, me voilà au milieu d’une terre presque inhospitalière avec ce géant de volcan au nom barbare, Agung, et sa mer chaude qui paraît si froide. Bali est ainsi, Bali est unique, terre de contrastes, île bénie des Dieux, où la force de la nature a sculpté des paysages tourmentés et sereins à la fois.

DSCN8985Entre les prahus, je partage désormais la plage avec les poules et les cochons qui fouillent ensemble les déchets ramenés par les vagues. C’est vrai que la plage est encombrée de toute sorte de choses et personne ici n’a vraiment l’air de s’en soucier. Ni les locaux, ni les touristes. J’aperçois des petits paniers trempés aux offrandes défraîchies. J’hésite à les ramasser pour les sauver des vagues agressives. Et puis, non, je les laisse au milieu des plastiques, des ampoules et des déodorants, et je continue ma route suivie par des chiens sans collier, libres comme l’air. DSCN8924Comme dirait mon ami Patrice, c’est l’heure de la lumière bleue : ce n’est ni le jour, ni la nuit, c’est le bleu. Le soleil est tombé dans le volcan, et les enfants se baignent en slip dans des rires joyeux. Les plus grands chassent le crabe sous les yeux fiers de leur père, tandis que les mamans assises dans le sable regardent leurs filles devenir femme. Comme la vie dure semble paisible. C’est à ne rien y comprendre… Les gens n’ont rien mais ils ont tout. DSCN8868DSCN8862DSCN8865DSCN8875

Thierry et Théophile se passionnent pour le monde sous-marin et ne veulent pas quitter Amed sans avoir tenté le niveau 1 de l’Open Water Diver. CaptureLa SSI (Scuba School International) est une association internationale qui permet de prendre des cours de plongée sous-marine. Les garçons décident de reprendre des cours et de faire 6 plongées pour obtenir le premier niveau de plongeur. Pour l’examen, ils ont besoin de potasser un livre spécialisé. Avec leur carte SSI Open Water, ils pourront plonger un peu partout dans le monde jusqu’à 18 mètres de profondeur. GOPR1143La montre de plongée indique en autres la profondeur (9.9m) et la température de l’eau (30°C).

GOPR1120GOPR1301Théophile (14 ans) s’est rapidement adapté à ce nouvel univers, comme si – en fait – c’était une évidence d’être là.

GOPR1296GOPR1270GOPR1263GOPR1258GOPR1178GOPR1176GOPR1175Bravo Théophile ! Tu as bien mérité ta carte de plongeur ! Félicitations à l’équipe gagnante…

GOPR1167GOPR1166GOPR1306GOPR1307GOPR1311Merci aussi aux instructeurs de Fun Divers Resort, et particulièrement à Valérie et Franck.

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