Au revoir Phnom Penh, bonjour Kampot

Jeudi 4 décembre, voilà déjà plus de deux mois que nous voyageons en Asie du Sud-Est. Il est 11h, et nous allons quitter Phnom Penh pour découvrir le sud du pays. Cette fois-ci, ce n’est pas un van qui nous attend sur le parking, mais une berline. Le chauffeur met deux de nos valises dans le coffre, la troisième ira devant, sur le siège passager. Nous saluons et remercions Peter, le manager de l’hôtel, ainsi que le personnel qui a été adorable tout le temps de notre séjour. De l’autre côté de la rue, le jeune chauffeur de tuk tuk qui nous a emmenés hier au musée national nous fait signe de la main. IMG_0034 IMG_0037 IMG_0039IMG_0029Nous démarrons et nous voilà partis pour au moins trois heures de route. Il faut un peu de patience pour sortir de Phnom Penh, car la ville – en pleine mutation – est très étendue. Des immeubles appelés « condos » sortent de terre un peu partout, le bruit est omniprésent, la circulation est dense, Phnom Penh est fatigante. Le taxi klaxonne sans arrêt pour prévenir qu’il va doubler. C’est le bazar !

En périphérie, nous empruntons des routes poussiéreuses où circulent de gros camions qui me font penser aux trucks américains. La plupart des personnes en moto portent un masque de protection. Notre chauffeur conduit prudemment, je remarque qu’il ne met jamais son clignotant, il klaxonne juste pour annoncer son arrivée. Et ça fonctionne, car les véhicules serrent leur droite !

Et puis, enfin, on arrive sur des routes plus tranquilles. IMG_0059 IMG_0067 IMG_0068 IMG_0074 IMG_0076Je soupire discrètement de soulagement. Les premiers villages font leur apparition. De petites maisons en bois peintes de couleurs différentes se dressent sur des pilotis, et tout autour s’étendent des rizières à perte de vue. C’est superbe ! Tout ce vert me fait du bien aux yeux. Et puis ces lotus fleuris, tantôt blancs tantôt roses, qui s’étalent au dessus de l’eau, c’est planant. DSCN5255 DSCN5267 DSCN5271 DSCN5274Lorsque nous arrivons à Kampot, il est presque 15 h… L’entrée de la La ville n’est pas du tout attrayante, mais son cœur possède un petit côté suranné avec ses petites maisons coloniales défraîchies. Mais ce qui fait son charme, c’est cette promenade plantée le long du fleuve Prek Kampong. Kampot est réputée pour son poivre, l’un des meilleurs au monde (d’après ce que j’ai lu). Les façades décrépies restent les seuls témoins de ce  temps révolu où Kampot eut son heure de gloire avec le commerce du poivre. La ville est aujourd’hui calme et tristoune, malgré les touristes qui la visitent à pied ou en vélo.

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DSCN5338 DSCN5344DSCN5347Le taxi s’arrête devant l’hôtel Two moons. Théophile râle un peu, car nous avons encore réservé une chambre triple. Il aimerait avoir SA chambre et SA salle de bain. Je l’écoute et le comprends… Ce n’est pas facile d’être une maman cool tous les jours.

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Plus tard, alors que les garçons se reposent un peu, j’en profite pour aller sur la jetée juste en face de l’hôtel. Le coucher de soleil est de toute beauté. Autour de moi, les sportifs profitent de la fraîcheur du soir pour marcher le long du fleuve, tandis qu’un groupe d’enfants improvise un match de foot avec une petite balle en plastique. C’est la vie paisible de Kampot ! Je rentre à la chambre avec des couleurs plein les yeux ! DSCN5277 DSCN5287 DSCN5288 DSCN5298DSCN5313 DSCN5314 DSCN5317 DSCN5337Alors que nous nous apprêtons à nous coucher, nous entendons la pluie s’abattre avec force sur le sol de la terrasse en terre cuite. Au loin, l’orage gronde… C’est la fin de la saison des pluies.

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