Au revoir Chiang Mai, bonjour Phnom Penh

L’aéroport de Chiang Mai se trouve à une dizaine de minutes du centre-ville. (Les guides indiquent 6 kilomètres au sud de la ville.) C’est pratique et surtout très rapide, on a à peine le temps de souffler qu’il faut déjà ressortir du taxi. Nous partons encore une fois avec Air Asia. Depuis plus de deux mois que nous voyageons, nous avons pris tous nos vols intérieurs avec cette compagnie. Un premier vol de 1h15 doit nous emmener d’abord à Bangkok, puis après une courte escale, nous devrons changer d’appareil pour un vol de 1h jusqu’à Phnom Penh. GOPR0514À Bangkok, en sortant de l’avion, je remarque que le ciel est gris et qu’il a plu. La chaleur lourde et moite s’abat sur mon sweat refroidi par la clim’. Je tâte mon bras gauche et je sens que le coton est devenu chaud et souple, comme si j’avais posé mon pull sur un radiateur bain d’huile pendant une demi-heure. (Ça sent le vécu.) Nous descendons l’escalier métallique de l’appareil et marchons sur le tarmac jusqu’au bus qui doit nous emmener à l’aéroport. Quel décalage par rapport au climat du nord. C’est fou. 

À peine arrivés dans le premier hall, je trouve l’escalator qui nous emmène dans la zone de transit. C’est un coup de chance, car c’est tout de suite sur la droite dès qu’on met les pieds dans l’aéroport. Nous nous asseyons dans la salle de transit ; nous avons une bonne heure devant nous. J’ai envie d’un thé glacé, et tandis que je me lève, je sens un regard appuyé sur moi, juste sur ma droite. Intriguée, je regarde la personne qui me fixe, et à ma grande surprise, je vois une petite dame, le crâne rasé, qui ne cesse de me sourire. Je lui renvoie le sourire, et naturellement je lui demande si elle veut boire un thé. Elle refuse en riant. GOPR0497Tandis que Théophile et moi partons acheter une boisson fraîche, la petite dame se rapproche de Thierry et commence à discuter. À notre retour, c’est comme si elle faisait partie de la famille. Je m’assois à ses côtés, et là… je n’en crois pas mes oreilles. Ce petit bout de femme est médecin spécialisée dans la chirurgie buccale et maxillo-faciale. Alors qu’on pousse des « oh » et des « ah » à tout ce qu’elle nous raconte, elle sort de son sac un IPAD et commence à faire défiler des dizaines de photos. On la voit sur certaines photos en train d’opérer des enfants (c’est très gore). Elle nous raconte que cet enfant a eu un accident de circulation, et que celui-là est né avec une malformation de la mâchoire ou encore que celui-ci a une infection aux gencives… Puis, elle nous montre la suite… les photos post-opératoires. Thierry et moi ne pouvons qu’être admiratifs ! (Théophile a laissé tomber dès qu’il a vu le sang.) IMG_1350

D’ailleurs, chaque fois qu’elle nous montre une photo d’un patient guéri, elle a un petit rire incroyable : hé hé ! (Il résonne dans ma tête, ce hé ! hé !) C’est fou d’avoir croisé le chemin d’une telle personne. L’habit ne fait pas le moine. D’ailleurs, elle revient du Myanmar où elle a passé plusieurs semaines à méditer. D’où le crâne rasé. Elle nous conseille la méditation Vipassana. Nous sommes restés avec elle tout le temps de l’escale à regarder des dizaines de photos – pas seulement de ses opérations – mais aussi des endroits qu’elle a particulièrement aimés, partout dans le monde, y compris en France. 
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Nous atterrissons à Phnom Penh… Nous sommes excités de voir le Cambodge. A l’aéroport, nous faisons la queue pour avoir un visa. C’est 30 dollars US par personne. Derrière le guichet, les agents en uniforme jouent les tout-puissants. Nos passeports passent de main en main, avant de revenir à un officier qui nous appelle à tour de rôle par nos prénoms. Ensuite, on passe le contrôle de police… Les sourires se sont évanouis sur les visages. Je commence à regretter la Thaïlande où tout le monde est aimable, même les officiers de police. La femme qui prend mes empreintes de doigt est tout sauf agréable. Elle hausse le ton quand je me trompe de main. Son regard est dur et froid. J’ai l’impression qu’on va me mener tout droit en prison… Brrr !

Heureusement, notre chauffeur de taxi est sympathique et, dans la voiture, il parle « foot » avec Théophile. Le trajet est long jusqu’à notre hôtel. Je prends la température de la ville. La  circulation est dense et sauvage. Ça part dans tous les sens. Sur les mobylettes, des familles s’entassent à quatre, papa, maman et les deux enfants. Parfois, les jeunes enfants sont assis devant ou debout sur les cuisses du père ou de la mère. Je regarde ce grand désordre par la vitre et pense à la petite dame de l’aéroport qui pratique à l’hôpital de Phnom Penh…

Nous arrivons dans un quartier chic de la ville. Le taxi s’arrête devant la J Villa. Le maître des lieux nous reçoit aimablement et nous aide à porter les valises. Il est Australien et s’appelle Peter. Nous avons une chambre triple. Elle est immense, au moins 35m2.  Le sol en terre cuite de la terrasse est chaud sous nos pieds, et dans l’air flotte un agréable parfum de jasmin. Quel endroit charmant, j’adore. DSCN5113 DSCN5121

2 Thoughts on “Au revoir Chiang Mai, bonjour Phnom Penh

  1. Bon séjour au Cambodge ! Bisous

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