Notre arrivée à Mirissa

Le 12 avril 2015, à l’aéroport de Colombo, l’officier de l’immigration jette un léger coup d’œil à nos ETA (Electronic travel Authority). Quelques jours avant, j’avais suivi la procédure en ligne sur le site eta.gov.lk pour en faire la demande. Après avoir répondu à la série de questions habituelles – les mêmes qui figurent sur les fiches « immigration » que l’on remplit dans l’avion – et payé en ligne les trois visas de tourisme, nous avons reçu rapidement les ETA sur nos boîtes email. CaptureDans le hall des sorties, nous commandons un taxi pour Mirissa, une petite ville située à environ 250 kilomètres, sur la côte sud du Sri Lanka.

Capture2Notre chauffeur s’appelle Thomas [prononcez TO/MASS’], il nous parle avec un joli accent « british » et conduit pieds nus. Sur la route, il nous parle de sa famille et de l’histoire de son pays. Son père est anglais et sa mère, sri-lankaise. IMG_4981IMG_4990IMG_4997Tandis que la voiture s’élance au milieu des collines verdoyantes et traverse des villages, Théophile et moi nous laissons bercer par les vibrations de la vieille berline et le ronronnement monotone de son moteur. IMG_4974IMG_4982Après trois heures de route, nous arrivons dans la petite ville de Mirissa, port de pêche et station touristique assez populaire au Sri Lanka. DSCN9062IMG_5023Nous avons hâte de découvrir notre logement et de nous y installer pour la semaine. Après quelques minutes de recherche, nous apercevons le panneau de la guesthouse. Et tandis que la voiture s’engage dans la cour, je crois à un mauvais rêve. La maison n’est pas tout à fait terminée, je dirais même qu’elle est en chantier. Alors que nous descendons du véhicule, nous sommes mollement accueillis par un jeune homme. Il nous invite à entrer dans la maison. Nous découvrons ainsi le salon qui ne comporte que trois murs. « Stupeurs et tremblements ». Une grande bâche cache les gros travaux entre le rez-de-chaussée et l’étage. Le temps de prendre un spray parfumé dans le meuble télé, notre hôte s’absente pour vaporiser les deux chambres (qui sentent l’humidité). Thierry et moi, nous nous regardons en ne sachant pas si nous devons en rire ou pas. Il faut dire que sur Booking.com, les gens encensent cette guesthouse. C’est à ne rien y comprendre. Je regarde par la fenêtre le soi-disant « jardin », je ne vois qu’un terrain vague où se mêlent quelques herbes folles. Thierry attend le retour de notre hôte pour lui annoncer que nous ne souhaitons pas rester. Il demande par la même occasion s’il ne connait pas une autre adresse dans une rue moins passante.Capture2L’homme acquiesce, déçu, et nous demande de le suivre. Nous quittons la route principale pour prendre une petite rue loin de l’agitation. Environ 300 mètres plus loin, nous entrons dans la cour d’une guesthouse, la Dilara Resort. Une femme habillée de noir balaie la terrasse d’un bungalow. Elle nous fait visiter sa chambre triple (c’est simple mais il y a bien 4 murs…). Nous apprécions le fait qu’il y ait la climatisation, il fait tellement lourd en cette saison des pluies. Tandis que Thierry repart avec le propriétaire de l’autre guesthouse pour récupérer nos valises restées sur place, Théophile boude en découvrant son lit Hello Kitty. Il me dit qu’il ne peut pas dormir dans des draps roses pour enfant (et filles en plus). Heureusement, les crises ne durent jamais très longtemps, et très vite il finit par adopter l’univers customisé de ses draps. Un peu plus tard dans l’après-midi, nous faisons la connaissance de toute la famille. Les femmes de la maison sont très attachantes. Nous aimons parler et rire ensemble. Il y a Sajee [Prononcez Sa/di] qui nous préparera tous les matins notre petit déjeuner, Rasika et Achala. Elles nous apprennent entre autres que nous arrivons pour le Nouvel An Sri-Lankais ! IMG_5239 IMG_5235 IMG_5221 IMG_5209 IMG_5229 IMG_5216A 200 mètres du Dilara Resort s’étend la belle plage de Mirissa, un croissant doré bordé de palmiers et de petites gargotes qui proposent du poisson fraîchement pêché – thon, mulet, vivaneau et butterfish. IMG_5005Plus loin, de puissantes vagues font le bonheur de quelques surfeurs. La plage de Mirissa est reconnue comme étant l’une des plus belles de la côte sud.

DSCN9063IMG_5196 IMG_5192Tandis que l’après-midi touche déjà à sa fin, la brise rafraîchit les beaux visages des enfants aux yeux noirs qui barbotent dans l’eau. Mirissa a été malheureusement touchée par le tsunami de 2004. Lorsque je regarde les vagues géantes venir s’écraser sur la plage, je n’ai aucun mal à imaginer les dégâts qu’ont pu causer les trois énormes vagues successives. Les premiers logements touristiques à Mirissa sont apparus en 1980, mais il a fallu attendre les années 90 pour que le village soit vraiment connu des voyageurs du monde entier, pour sa belle plage, ses habitants sympathiques et son ambiance décontractée. Si vous souhaitez séjourner à Mirissa, pensez aux guesthouses familiales comme celle du Dilara Resort.

Dilara Resort 

Sunanda Road
Mirissa South
Sri Lanka

Contact : Asha Manori Tél. +94 777 35 38 41 ou +94 71 93 20 773

Skype : asha.manori3
Fb Messenger : Widu Manori
Email : dilararesort@gmail.com

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