Au revoir Phnom Penh, bonjour Siem Reap

Nous ne passons que deux nuits à l’hôtel Away Green Oasis, le temps de faire une petite escale avant de prendre la route pour Siem Reap. C’est de nouveau un 4×4 – un Toyota cette fois – qui nous conduira à destination. Nous sommes le 19 décembre, et à 11h30, nous grimpons à bord du véhicule. Les valises sont entassées dans le coffre, le chauffeur s’installe au volant à côté de Thierry qui lui pose la question fatidique : « Do you speak English ? ». En réponse, le taxi lui sourit gentiment et secoue négativement la tête. Sur la banquette arrière, j’essaie alors de me souvenir de la façon dont communiquaient Zorro et Bernardo. Tandis que je divague, la voiture roule…Capture1Tandis que Phnom Penh s’éloigne, notre taxi s’engage sur une route en construction. Elle est en mauvais état, le trajet devient cahotique… Heureusement que nous voyageons en véhicule tout-terrain. La banlieue n’est pas très jolie, on y voit toujours les mêmes hangars de tôle ondulée, les mêmes petits marchés poussiéreux. J’ai hâte de découvrir les paysages du nord et me demande s’ils seront les mêmes que dans le sud. DSCN5846DSCN5862Voilà plus d’une heure que nous roulons. La route en chantier est comme un long ruban ocre. Dès que nous suivons ou croisons une voiture ou un camion, un immense brouillard de poussière s’élève autour de nous. On se croirait un peu dans le désert. Je regarde par la vitre les gens qui sont en deux-roues et me demande vraiment comment ils font pour respirer ! De chaque côté de la latérite, la végétation est couverte d’un manteau rouge oxyde. C’est l’asphyxie totale.

DSCN5858 DSCN5847Enfin apparaissent les toutes premières rizières. Elles sont bordées par des canaux aux eaux boueuses. Il manque les buffles d’eau pour compléter le tableau. Mais les paysages qui défilent sous mes yeux sont ternis par les particules qui recouvrent la nature. Nous croisons un camion-citerne qui arrose tout le chemin de terre. Je me demande si l’état de la route va s’améliorer, sinon nous risquons de mettre beaucoup plus que 4 heures, le temps qui est normalement prévu. DSCN5856Le taxi se gare devant un restaurant ouvert sur la rue. J’ignore où nous sommes, et j’ai l’impression qu’aucun de nous trois a envie de le savoir. Nous comprenons au sourire de notre chauffeur que nous devons nous restaurer ici. Nous avançons tous les trois jusqu’à une table super-vernis. L’odeur qui vient des cuisines nous conforte dans l’idée qu’il ne vaut mieux pas se lancer dans un repas gastronomique. Nous commandons trois Coca-Cola, la boisson « médicament » que nous buvons quand rien ne va plus… Personnellement, j’ai la nausée et n’ai qu’une hâte, celle de partir de ce restau crasseux. Notre « Bernardo », lui, a soulevé le capot du 4×4 et semble vérifier les niveaux. Une vieille dame vient nous proposer des pommes. Elles ressemblent à celles du jardin de maman. Nous lui en prenons un sachet. Elle repart contente de sa vente, tandis que nous nous retrouvons avec un kilo de pommes…  Why not ?

On reprend la route défoncée. Le taxi klaxonne pour prévenir qu’il double. Les paysages ne changent pas, à ma grande déception. Les heures défilent et nous devrions être déjà arrivés. D’après le GPS de Thierry, nous avons encore deux heures de route. Je prends mon mal en patience. DSCN5877Dans la province de Siemp Reap, je remarque que les villages sont assez jolis. Chaque maison possède sa grande meule de foin près de la barrière. Les cabanes en bois sur pilotis me semblent plus grandes que celles dans le sud. La région est humide, les buffles prennent leur bain de boue dans les marécages. La campagne est belle au Cambodge.

DSCN5868DSCN5876Alors que nous traversons un village de sculpteurs de pierre, Thierry demande au chauffeur s’il peut nous arrêter quelques instants. (En vérité, il lui dit « Stop » avec la main.) Nous aimerions voir – de près – les artisans travailler la pierre. Notre taxi, toujours souriant, comprend et fait demi-tour pour nous déposer devant d’immenses Bouddhas de pierre. DSCN5884DSCN5887IMG_0701IMG_0703IMG_0705Plus tard, le taxi bifurque à gauche pour prendre une route bitumée ! La voiture prend ENFIN de la vitesse. Nous arrivons à Siem Reap en fin d’après-midi. La ville semble gaie et agréable : c’est une bonne surprise. Il est 17h30 quand nous entrons dans la cour du Secrets Pavilion Urban Boutique Hotel… Après 6 heures de route, nous n’avons qu’une hâte, celle de découvrir les rues animées du quartier. DSCN5925

2 Thoughts on “Au revoir Phnom Penh, bonjour Siem Reap

  1. Patrice on décembre 22, 2014 at 3:04 said:

    Les statues sont juste incroyables !!!

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