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Adam’s Peak vu d’en bas et en pleine journée…

2h du matin, c’est l’heure à laquelle nous nous levons dans la nuit du 3 mai. Sans un mot, nous préparons chacun notre petit sac à dos : biscuits secs, eau, sweat et foulard. Dehors, il fait un peu frais, mais c’est mieux pour l’ascension. Nous avons de la chance, le chemin qui nous mène au pic est bien éclairé. C’est une nuit de pleine lune, mais pas n’importe laquelle : c’est aujourd’hui le Vesak, la plus importante fête du calendrier bouddhiste. Aujourd’hui, des centaines de pèlerins vont commémorer la naissance, l’Illumination et la mort du Bouddha. C’est un événement très attendu, célébré dans tout le Sri Lanka avec de nombreux rassemblements religieux, processions et méditations. Après avoir passé l’arche d’entrée et inscrit notre nom dans un répertoire, un moine nous attache un fil de coton blanc au poignet, censé nous « protéger » pendant notre périple. DSCN9559Il est plus de 2h30 lorsque nous commençons la montée des marches… Même si nous sommes tous les trois très motivés, nous savons que cette ascension est un défi pour Théophile. Adam’s Peak aussi appelé Sri Pada est une montagne sacrée pour les quatre groupes religieux du Sri Lanka – les bouddhistes, les hindous, les musulmans et les chrétiens. Après deux heures de montée, je n’arrive plus à suivre le rythme des garçons. D’un commun accord, nous nous séparons. Je monterai avec les pèlerins qui m’entourent. D’ailleurs, il y a une formidable ambiance… Des familles entières font l’ascension, petits et grands semblent animés par la même énergie. Je croise des fidèles aux sourires lumineux. La plupart d’entre eux sont en tongs ou pieds nus. Je me sens presque ridicule et déplacée avec mes NIKE. J’aperçois quelques voyageurs européens, je les compte sur les doigts d’une seule main ! Au bout de trois heures, je ne suis pas encore arrivée au sommet. Les dernières marches sont étroites, et nous montons en file indienne l’un derrière l’autre. J’ai perdu de vue Thierry et Théophile, mais qu’importe, je ne veux pas qu’ils manquent le lever du soleil au sommet. Tout en haut, il y a un petit temple qui abrite une empreinte géante du pied de Bouddha, à moins que ce ne soit celle de Shiva, d’Adam ou de Saint-Thomas ? Tout dépend de votre religion en fait.

DSCN9568IMG_5800IMG_5804Lorsque j’arrive au sommet, le soleil se lève. Je cherche Théophile et Thierry parmi la foule, mais sans succès. D’ailleurs c’est un peu la bousculade là-haut. J’arrive en pleine cérémonie… Je me sens comme un cheveu sur la soupe, à part moi je ne vois aucun autre touriste. J’aurais tant voulu prendre une photo de nous trois au sommet du pic. Tant pis. Je m’assois dans un coin et je regarde la cérémonie en grignotant des biscuits. J’ai le dos trempé de sueur, et je ne sens pas le froid. Une vieille femme désigne mes chaussures et me fait comprendre que je dois les enlever. Je m’excuse poliment et m’exécute aussitôt en marmonnant « Ok, j’ai compris, pas la peine de s’énerver ».

DSCN9570IMG_5783IMG_5802IMG_5806IMG_5816Au bout d’une demie-heure, je décide de repartir… seule. Théophile et Thierry sont de toute façon introuvables. Je ne sais pas s’ils ont vu la fameuse ombre du pic qui aurait la forme d’une pyramide. Je n’ai pas vu ce phénomène, étant donné que je me suis noyée dans la foule et qu’il était très difficile pour moi de prendre des photos, tant c’était la cohue. DSCN9586IMG_5805En descendant, je m’arrête à divers paliers pour prendre des clichés de la vue magnifique que j’ai sur les sommets. C’est magique.

IMG_5821IMG_5825DSCN9576IMG_5831IMG_5881IMG_5838IMG_5851IMG_5882 DSCN9577 DSCN9584IMG_5832Au bout de deux heures de descente, mes jambes se mettent à avoir la tremblote et il m’est impossible de maîtriser ces tremblements. C’est un peu comme si mes jambes n’appartenaient plus à mon corps. (L’expression « en avoir les jambes coupées » prend tout son sens.) Mon genou gauche commence à me faire souffrir. La seule façon pour moi de ne plus avoir mal est de descendre de côté. Un peu comme un crabe. Le long de l’escalier, je remarque les longs fils blancs qui guident les pèlerins.

IMG_5856IMG_5866DSCN9589IMG_5841Au cours de la dernière heure, je fais la connaissance d’une jeune femme qui, comme moi, souffre des genoux. D’origine cambodgienne, elle est venue spécialement de Californie pour le pèlerinage. Nous nous aidons mutuellement à descendre les escaliers et finissons, bras dessus, bras dessous, comme deux vieilles copines. C’est ça aussi la magie des voyages.  DSCN9592Lorsque je monte les dernières marches de la guesthouse (Mango Tree Holyday Bungalow), je suis pliée en deux comme une très vieille femme. J’ai très envie d’une douche. Thierry m’accueille en applaudissant : « Bravo Vali, tu as réussi ! » Je souris malgré la fatigue, « Yes, I did it ! ». Dans la chambre, Théophile est allongé tout habillé et dort profondément… très profondément. Il est arrivé avant Thierry, c’est un pari réussi pour lui… Bravo.

IMG_5847Pour voir une vue aérienne sur le Pic d’Adam, cliquez sur la vidéo ci-dessous.

Après notre balade au jardin botanique royal de Peradeniya, notre chauffeur de tuk-tuk propose de nous emmener au Temple Royal de Ranawana. Il nous assure que le lieu vaut vraiment le détour rien que pour son bouddha qui serait le plus haut du monde. Comme le temple n’est qu’à quelques kilomètres, nous nous laissons convaincre. DSCN9400Arrivés sur les lieux, nous découvrons un temple moderne, en accord parfait avec la nature. Un parcours dans la forêt, entre les roches et les arbres, nous mène au Bouddha géant. DSCN9408

DSCN9391Ce temple bouddhiste, récemment rénové, possède des sculptures représentant des scènes de la vie de Bouddha.

DSCN9392 DSCN9393 DSCN9394Arrivés tout en haut du site, nous faisons face à un immense bouddha haut en couleurs. La statue est si haute que sa tête semble presque toucher les nuages. D’ailleurs, lorsque je lève la tête, j’ai l’impression que le bouddha chancèle… En fait, c’est moi qui ai le vertige !

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La ville de Kandy, ancienne capitale du Sri Lanka, doit son classement sur la liste du Patrimoine de l’Unesco à son Temple de la Dent. Comme son nom l’indique, ce dernier abrite une relique de la dent de Bouddha. Notre guide, aux origines portugaises, nous apprend que la relique a joué un rôle politique non négligeable, car ceux qui la possédaient détenaient automatiquement le pouvoir sur le pays ! En ce qui concerne la relique (que nous n’avons pas vue), elle est nettoyée tous les mercredis avec une préparation d’eau de fleurs. Cette eau parfumée posséderaient des vertus… Toute une histoire !

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Les jambes doivent être impérativement couvertes, sinon vous n’entrez pas… :)

Le Temple de la Dent a subi deux attentats – un en 1989 et un autre en 1998. Heureusement, il a été entièrement restauré à chaque fois. D’ailleurs, nous sommes fouillés à l’entrée du temple… C’est pour vous dire qu’on ne plaisante pas. Personnellement, vu le contexte actuel, je trouve cela plutôt rassurant.  DSCN9279 DSCN9283 DSCN9290 DSCN9297DSCN9310IMG_5371 IMG_5374 IMG_5397 IMG_5410 IMG_5411 IMG_5417

Brève histoire de la dent

Après la crémation du Bouddha à Kushinagar, en Inde du Nord, on retrouva une dent dans les cendres (censée appartenir au Bouddha). Considérée comme une relique, elle fut d’abord conservée au Kalinga, au centre-est de l’Inde, avant d’être clandestinement transportée au Sri Lanka (Ceylan) par la Princesse Hemamali et son mari le Prince Dantha, sur les ordres de son père le roi Guhasiva. Arrivés à Ceylan, le couple confia la dent au roi Kirthi Sri Meghavarna qui la déposa dans le monastère Meghagiri à Anuradhapura. DSCN9301Pour éviter le vol de la relique, le roi fit construire un temple de la dent à proximité de sa résidence. Les autres souverains qui régnèrent les siècles suivants en firent de même jusqu’à l’invasion des Portugais à Kandy en 1603. La dent fut alors transportée ailleurs, puis retrouvée sous le règne de Râjasimha II au milieu du 17ème siècle.

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DSCN8746Sur les conseils du personnel de l’hôtel, nous partons ce matin nous balader sur Campuhan Ridge, désigné comme étant la colline « de l’amour » par les Balinais. Il semblerait que les jeunes amoureux aiment s’y promener le matin ou en fin d’après-midi, main dans la main et surtout loin des regards. Ce petit trek d’environ neuf kilomètres aller/retour ne demande pas d’efforts particuliers, sinon celui de prendre de l’eau et une casquette, car le petit chemin bétonné n’est pas toujours ombragé.  DSCN8757 IMG_4779DSCN8763DSCN8749Pour accéder à ce petit havre de paix à partir de Penestanan, il faut traverser le pont qui enjambe la rivière Campuhan, puis prendre à gauche le petit chemin qui mène au temple Pura Gunung Lebah.

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DSCN8739DSCN8742IMG_4777IMG_4778IMG_4781A quelques centaines de mètres du temple, la vue s’élargit sur les vastes collines verdoyantes qui forment l’arrière-pays de cette jolie vallée. Plus loin, les rizières s’étendent à perte de vue. C’est super beau !

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Pour leur dernière soirée à Bali, j’emmène Martine et Christian au Pura Dalem d’Ubud pour assister à un spectacle de danses du Legong. Six ans auparavant, j’avais eu la chance d’en voir un au Palais d’Ubud et j’en étais ressortie complètement émerveillée. Le spectacle dure 1h30, mais c’est tellement magnifique qu’on en demanderait encore !

DSCN8641La « Legong Dance » – ou Danse du Legong – est probablement la plus belle des danses traditionnelles balinaises. Les jeunes danseuses dansent avec tant de grâce au son du gamelan que nous avons l’impression d’être envoûtés par des déesses sorties tout droit d’un conte des Mille et une nuits. Toute la féminité, et la sensualité, s’expriment au travers leurs gestes précis et délicats. Les danseuses et danseurs sont richement habillés, ce qui apporte encore plus de magie au spectacle. Chaque mouvement des yeux, des mains, des doigts et des pieds semble régi par des règles ultra-précises, c’est impressionnant ! DSCN8650La Danse du Legong est enseignée aux petites filles à l’école, dès l’âge de 5 ans. Autrefois, cette danse était exclusivement exécutée dans des Palais pour la famille royale.

DSCN8649J’ai retrouvé l’histoire de la Danse du Legong sur Internet : Elle raconte l’histoire du roi Lasem qui rencontre une jeune fille perdue dans la foret ; il la ramène chez lui et, comme elle refuse de succomber, il l’enferme. Son fiancé, le prince de kahuripan menace le roi si sa compagne n’est pas libérée, mais rien n’y fait et le roi préfère se battre. En route vers la bataille, il rencontre un oiseau de mauvais augure qui lui prédit la mort, et le roi est tué dans le combat !

DSCN8654 DSCN8662 DSCN8663 DSCN8664Des représentations de cette danse peuvent être vues au palais royal d’Ubud, mais aussi tous les mardis soir au Pura Dalem. Les jeunes danseuses et danseurs, ainsi que les musiciens, viennent pour la plupart d’entre eux des petits villages voisins. Leur rétribution ne leur est pas personnelle, mais profite à toute leur corporation ou leur village. Une raison de plus de ne pas hésiter à acheter un ticket pour assister à ce merveilleux spectacle. D’autant plus qu’à Bali, et il semble que c’est encore plus fort ici, les danseurs semblent fiers de représenter leur culture ! Et comme ils ont raison, elle est si belle !

CaptureAujourd’hui, nous quittons Ubud le temps d’un après-midi pour explorer une petite partie de la côte sud-ouest de Bali. Le temps est menaçant, mais notre chauffeur nous affirme qu’une fois sur place nous aurons un temps dégagé, car le centre de l’île est plus arrosé que ses côtes. Nous décidons de lui faire confiance et partons bien décidés à prendre en photo le coucher de soleil sur le célèbre temple de Tanah Lot.

Alors que nous traversons des villages pittoresques, la pluie commence à s’abattre avec violence sur le pare-brise. Très vite, nous comprenons ce que le mot « mousson » signifie. En quelques minutes, nous voyons des cascades d’eau dévaler les quartiers pentus des villages et se déverser de chaque côté de la route dans les fossés d’évacuation déjà pleins. La route se transforme rapidement en « rivière » et je me demande si notre taxi va continuer ou faire demi-tour. Mais le chauffeur est au téléphone avec l’un de ses amis et ne semble pas très perturbé par les eaux montantes. Il nous dit juste qu’il doit éviter de noyer le moteur, et nous confirme qu’à Denpasar le soleil brille.

IMG_4480Lorsque nous arrivons sur le parking du Tanah Lot, il fait gris et il pleut. Thierry descend le premier sous une pluie battante et loue pour quelques roupies des parapluies afin que chacun de nous puisse faire la visite au sec. Avant d’accéder au site, nous traversons tout un quartier de boutiques de souvenirs, un peu désert à cause du temps. Mes tongs sont trempées, mes pieds glissent sur la semelle intérieure en plastique. C’est assez déstabilisant, comme quand on marche dans la mer avec des tongs. Je finis par les enlever pour marcher pieds nus. Le contact avec le sol chaud, malgré la pluie, est surprenant et agréable. DSCN8564DSCN8584DSCN8593

Le ciel est couvert, mais le soleil tente de percer la chape de plomb. Dans les camaïeux de gris apparaissent des flots de lumière. Il ne pleut pratiquement plus, et les visiteurs commencent à fermer leur parapluie. Je suis agréablement surprise par la beauté du paysage et du site paré d’une nature intacte. La mer démontée laisse ses vagues rouler et s’écraser sur les rochers. Le cadre sauvage immense, la mer qui n’en finit plus de s’étaler, tout m’impressionne et me fascine. Sans oublier le temple du Tanah Lot qui apporte une touche de magie au lieu. De près comme de loin, ce tout petit temple accroché à son rocher semble braver la fureur de l’océan.

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« Construit au XVIe siècle sur l’ordre du prêtre Nirartha, qui venait méditer sur un rocher isolé dans la mer, le temple de Tanah Lot surplombe aujourd’hui ce rocher. Fascinant et magnifique, drapé d’une aura intrigante, le site offre à voir un spectacle éloquent lorsque les vagues viennent s’effondrer contre les parois du temple, bénéficiant, de plus, de l’un des couchers de soleil les plus splendides de l’île. » (Le Routard) IMG_4482

Le Tanah Lot est uniquement accessible à marée basse. Les Balinais viennent y déposer leurs offrandes, et certains d’entre eux se baignent habillés dans les grandes flaques d’eau de mer. IMG_4487IMG_4536

DSCN8581IMG_4563Puis le ciel se dégage presque complètement, le paysage est sublimé par la lumière de fin de journée.

DSCN8598IMG_4573 DSCN8600 DSCN8601Ce couple de jeunes mariés a choisi de poser sur la plage, avec en arrière-plan la mer en furie.

DSCN8576 IMG_4548Avant de quitter le site du Tanah Lot, nous décidons de boire les eaux de la source sacrée. Chacun notre tour, nous pénétrons dans la grotte pour accéder à la petite source. Après quelques gorgées, un Balinais nous donne une bénédiction juste avant de repartir, fleur de frangipanier derrière l’oreille et grains de riz sur le front.

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Ce matin, Monsieur Noom est venu nous chercher à Hua Hin pour nous ramener à Bangkok. Monsieur Noom est le chauffeur de taxi que nous avons désormais l’habitude d’appeler lorsque nous devons nous déplacer à cinq. Pour ceux ou celles qui sont intéressé(e)s, son numéro est le 086-0673441. Sur la route, il nous propose de faire un petit détour par le « floating market » de Damnoen Saduak qui se situe dans la province de Ratchaburi, à environ 80 km au sud-ouest de Bangkok. Arrivés sur les lieux, nous nous retrouvons sur un grand parking où sont garés de nombreux 4×4, puis un homme vient vers nous pour nous indiquer la guérite qui vend les billets. Pour nous cinq, nous payons à peu près l’équivalent de 100 euros (4000 baths) – C’est hors de prix pour la Thaïlande ! Nous montons ensuite dans une grande pirogue en bois à moteur… et commençons notre balade dans les canaux.

DSCN8291Sur chaque rive, des boutiques en tôle ondulée proposent toutes sortes de souvenirs qu’il faut négocier… Très vite, je me rends compte que lorsque je pointe le doigt vers quelque chose, le chauffeur du bateau s’arrête devant la boutique en question. Et c’est très embarrassant de me retrouver devant la commerçante qui pense que je suis intéressée par son article ! Je finis donc par faire très attention à ne pas me manifester avec les mains, sauf lorsque cette fois, nous décidons d’acheter quelques fruits à une vieille commerçante que nous croisons en petite pirogue.

DSCN8301 IMG_4165 IMG_4166 IMG_4175 IMG_4191 IMG_4198 IMG_4207 IMG_4226 IMG_4227 IMG_4234 IMG_4238 IMG_4240 IMG_4272Au fur et à mesure de la promenade, nous apprécions tous les cinq d’avoir finalement accepté de faire cette petite parenthèse rafraîchissante, certains endroits sont en effet assez jolis.

DSCN8318 IMG_4283Après la découverte du marché flottant, nous regagnons, satisfaits, notre taxi qui s’élance peu après vers Bangkok. IMG_4298Nous passons sur un très beau pont moderne et apercevons les premiers gratte-ciel de la capitale. 
IMG_4327De retour au Capital Mansion, nous sommes accueillis très chaleureusement par l’équipe de la réception. Tout le monde semble content de nous revoir, c’est tellement agréable d’être reçus aussi gentiment. Avant de quitter Monsieur Noom, nous posons une dernière fois pour la photo souvenir !

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Depuis la plage de Hua Hin, Thierry et moi apercevons au loin une colline escarpée d’où s’élève un grand Bouddha debout. Nous décidons de marcher jusqu’à elle, les pieds dans l’eau. Au fur et à mesure de notre balade, nous nous rendons compte que la plage est très longue. Certains coins sont même désertés par les touristes, c’est là où les jeunes Thaïlandais viennent se rafraîchir après les cours. L’atmosphère est bon enfant, le coin moins touristique attire les marcheurs et les joggeurs. IMG_4103IMG_4113Le lieu s’appelle Khao Takiap, et même si « khao » signifie montagne en thaï, la colline ne ressemble en rien à une montagne, mais plutôt à une énorme rocher. Au pied du Khao Takiap, des familles sont attablées autour des plats de poissons ou de fruits de mer dans des petites gargotes qui semblent improvisées.

IMG_4120IMG_4119Nous montons les quelques escaliers jusqu’au Bouddha à flanc de colline et au Wat Takiap (temple). De là-haut, la vue est imprenable…

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Martine et Christian, les parents de Thierry, sont arrivés à Bangkok hier matin. Après une nuit réparatrice, nous décidons de les emmener au Wat Pho, le temple du Bouddha couché. Situé à l’est du fleuve Chao Phraya, il se situe juste à coté du Palais royal (Bouddha d’émeraude). La construction du temple remonte à la fin du XVIIIème siècle. Plus tard, sous le règne du roi Rama III (1824-1851), il subira plusieurs restaurations, et plus récemment en 1982.

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Les gardiens du temple : l’un sourit, l’autre non…

Comme nous sommes tous les cinq, nous décidons de prendre un guide parlant l’anglais. Théophile se charge de faire la traduction à ses grands-parents. Et il se débrouille merveilleusement bien, bravo Théophile !

DSCN8116 DSCN8117Waouh ! C’est ce que l’on dit dès qu’on l’aperçoit !!! Notre guide nous indique que le temple a été construit autour du bouddha. L’immense statue allongée représente Bouddha sur son lit de mort, sur le point d’accéder au nirvana ! Long de 43 mètres et haut de 15 mètres, c’est probablement le bouddha le plus photographié de Bangkok !

DSCN8119 DSCN8120 DSCN8121 DSCN8130IMG_3948La plante de chaque pied est incrustée de nacre représentant les 108 états de Bouddha. DSCN8123

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Statue de Confucius
Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté. Confucius

DSCN8134 DSCN8137 DSCN8142 DSCN8144        IMG_3968IMG_3974 IMG_3985 IMG_3990
La fleur de lotus

IMG_3993 IMG_3995C’est la première excursion de Martine et Christian, nous espérons qu’ils ont apprécié la visite. En tous cas, nous avons été ravis de revoir ce temple qu’on avait visité il y a presque dix ans déjà !

Ce matin, nous prenons un taxi pour aller au Palais Royal de Bangkok, plus exactement au Wat Phra Kaeo qui est le nom donné au Temple du Bouddha d’Emeraude. Même si le site est très fréquenté par les touristes du monde entier, il n’en demeure pas moins que l’ensemble architectural est magnifique et qu’il serait dommage de passer à côté. CaptureIMG_3582

Une histoire, une légende…

La construction du Grand Palais a commencé en 1782, lorsque le roi Rama Ier a fait de Bangkok la capitale du pays, suite à la destruction par les Birmans du royaume d’Ayutthaya en 1767. Dans l’enceinte du palais, le Wat Phra Kaeo (ou chapelle royale) abrite le Bouddha d’Emeraude qui, en vérité, est en jade de Birmanie. La légende raconte que le bouddha a été découvert à Chiang Rai (dans le nord du pays) en 1434, puis conservé à Lampang jusqu’en 1468, date à laquelle le roi de Chiang Mai a décidé de se l’approprier. Mais quelques années plu tard, Chiang Mai est envahie et dominée par les Laotiens, et le Bouddha d’Emeraude est conduit à Luang Prabang où il restera de 1551 à 1564, avant d’être transféré à Vientiane (capitale du Laos). Il faudra attendre 1778, pour que le Bouddha d’Emeraude soit reconduit à Bangkok par Rama Ier. D’abord exposé au Wat Arun, il sera transféré définitivement au Wat Phra Kaeo en 1785. (Vous avez tout suivi, n’est-ce pas ?)
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