La lecture à haute voix vue par Daniel Pennac

« Étrange disparition que celle de la lecture à voix haute. Qu’est-ce que Dostoïevski aurait pensé de ça ? Et Flaubert ? Plus le droit de se mettre les mots en bouche avant de se les fourrer dans la tête ? Plus d’oreille ? Plus de musique ? Plus de salive ? Plus de goût, les mots ? Et puis quoi, encore ! […] Est-ce qu’il [Flaubert] n’est pas définitivement mieux placé que quiconque pour savoir que l’intelligence du texte passe par le son des mots d’où fuse tout leur sens ? Est-ce qu’il ne sait pas comme personne, lui qui a tant bagarré contre la musique intempestive des syllabes, la tyrannie des cadences, que le sens, ça se prononce ? Quoi ? des textes muets pour de purs esprits ? À moi, Rabelais ! À moi, Flaubert ! Dosto ! Kafka ! Dickens, à moi ! Gigantesques brailleurs de sens, ici tout de suite ! Venez souffler dans nos livres ! Nos mots ont besoin de corps ! Nos livres ont besoin de vie !

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Daniel Pennac


Il est vrai que c’est confortable, le silence du texte… on n’y risque pas la mort de Dickens, emporté après une de ses harassantes lectures publiques… le texte et soi… tous ces mots muselés dans la douillette cuisine de notre intelligence… comme on se sent quelqu’un en ce silencieux tricotage de nos commentaires ! … et puis, à juger le livre à part soi on ne court pas le risque d’être jugé par lui… c’est que, dès que la voix s’en mêle, le livre en dit long sur son lecteur… le livre dit tout.

L’homme qui lit de vive voix s’expose absolument. S’il ne sait pas ce qu’il lit, il est ignorant dans ses mots, c’est une misère, et cela s’entend. S’il refuse d’habiter sa lecture, les mots restent lettres mortes, et cela se sent. S’il gorge le texte de sa présence, l’auteur se rétracte, c’est un numéro de cirque, et cela se voit. L’homme qui lit de vive voix s’expose absolument aux yeux qui l’écoutent.

S’il lit vraiment, s’il y met son savoir en maîtrisant son plaisir, si sa lecture est acte de sympathie pour l’auditoire comme pour le texte et son auteur, s’il parvient à faire entendre la nécessité d’écrire en réveillant nos plus obscurs besoins de comprendre, alors les livres s’ouvrent grand, et la foule de ceux qui se croyaient exclus de la lecture s’y engouffre derrière lui. »

Daniel Pennac, Comme un roman (1992),
Gallimard, collection « Folio », no 2724, p. 195-196

Les expressions du monde professionnel

J’ai la tête sous l’eau (ou overbooké) : « Je te réponds asap mais là je suis vraiment sous l’eau. »

J’ai zéro visibilité. (Je ne sais pas où je vais, je ne peux pas avancer avec ce projet.)

Je te prends au mot. (Accepter une offre ou une proposition de quelqu’un qui ne pensait pas être pris au sérieux.)

J’ai les crocs. (J’ai très faim.)

C’est dans mes cordes. (J’ai les compétences pour le faire)

J’arrondis les angles. (Faire en sorte de calmer un sujet qui fâche.)

Ça porte ses fruits. (Avoir des effets positifs.)

Je te renvoie l’ascenseur. (Répondre à un bienfait par un bienfait, mais aussi à une méchanceté par une méchanceté.)

Je rebondis sur ce que tu as dit. (Je saute sur/profite de l’occasion…)

J’ai vu passer ton mail. (J’ai lu ton email.)

Je te donne mon GO. (Je te donne le feu vert.)

Grosso merdo (En gros)

Bon bah y a plus qu’à ! (Au travail !)

Je suis charrette. (Je suis en retard.)

Je prends la tête des opé.

J’attends ton feedback. (J’attends ton retour, avis…)

Incessamment sous peu. (A très vite !)

On se fait un call. (On s’appelle.)

On nous met la pression.

Je te mets dans la boucle. (Je te mets en copie pour que tu sois informé.)

Ça va comme un lundi. (Je suis fatigué et pas prêt à attaquer la semaine.)

Tu me fais un feed-back. (Un résumé de la situation)

Checker ses emails. (Vérifier ses emails.)

Briefer quelqu’un. (Communiquer des instructions à quelqu’un.)

Je suis payé au lance-pierre. (Je suis sous-payé)

Assimilation du son


Lorsqu’on parle vite, et dans un temps très court, on a tendance à modifier certains sons sans vraiment s’en rendre compte. C’est un phénomène courant en français mais aussi dans beaucoup d’autres langues. Le français est une succession de mots phoniques à l’intérieur desquels on assimile des sons.

En prononçant rapidement, les phonèmes influent sur d’autres phonèmes. Lorsque deux consonnes sont en contact direct à la jonction de deux syllabes, elles interagissent l’une sur l’autre.

Par exemple, dans le mot « obsession », sous l’influence de la consonne sourde s, la consonne sonore b va se transformer en p consonne sourde. Obsession [ɔbsesjɔ̃] se prononcera [ɔpsesjɔ̃].

Rappel : Une consonne sonore ou voisée, est une consonne articulée avec vibration des cordes vocales, contrairement à une consonne sourde ou non voisée, articulée sans vibrations.
Les consonnes sourdes s’opposent à leur contrepartie sonore : p/b – t/d –
f/v – s/z – k/g.

Au sein d’un même mot, la consonne en position finale agit sur la consonne en position initiale. En d’autres termes, si une consonne sourde suit une consonne sonore, cette dernière se transformera en consonne sourde. (On parle alors d’assourdissement.)

Observer [ɔbsεrve ] => [ɔpsεrve].
Absence [absɑ̃s] => [apsɑ̃s].
Abstrait [abstrε] => [apstrε].
Obtenir [ɔbtənir] => [ɔptənir].
Subtil [sybtil] => [syptil].
decine [medsin] => [metsin]

Prenons d’autres exemples où sous l’influence d’une consonne sonore, une consonne sourde se transforme en consonne sonore. (On parlera dans ce cas précis de sonorisation.)

Chef de vente [ʃεfdəvɑ̃t] => [ʃεvdəvɑ̃t]
Anecdote [anɛkdɔt] => [anɛɡdɔt]
Docteur [dɔktɶr] => [dɔgtɶr]
Paquebot [pakbo] => [pagbo]

En résumé, on parle d’assimilation du son, lorsque qu’une consonne sonore « sonorise » la consonne sourde qui la précède ou quand une consonne sourde « assourdit » une consonne sonore.

Le tréma ¨

Le tréma  « ¨ » désigne les deux petits points que l’on place au-dessus de certaines voyelles. Il se place sur la deuxième voyelle et sert à indiquer qu’il faut la prononcer séparément. Par exemple, le mot « maïs » se prononce [ma.is] et non mais [mɛ].

Naïf / La Jamaïque / Les Caraïbes / Thaïlande / Taïwan / Moïse / inouï / Noël / Joël / une coïncidence / archaïque / héroïne / thyroïde / stoïque / tabloïd / mosaïque / maïs …

Toutefois, pour les mots féminins suivants, le tréma est placé sur un e muet  :

Aigu (masculin) / aiguë (féminin) [e.gy]

Ambigu (masculin) ambiguë (féminin) [ɑ̃.bi.gy]

Contigu (masculin) / contiguë (féminin) [kɔ̃.ti.gy]

Exigu (masculin) / exiguë [ɛg.zi.gy]

Le mot féminin ciguë [si.gy] (plante herbacée toxique) :

La ciguë (Conium maculatum) est très toxique, elle a empoisonné Socrate en 399 avant J.-C. (source : Wikipédia)

Attention, le mot « monoï » ne se prononce pas [mɔ.nɔ.i] mais [mɔ.nɔj]. Idem pour les mots « thaï » [taj], « raï » [raj] (musique).

mots/verbes en -OYER

Tutoyer, Vouvoyer, Envoyer…

Tutoyer [ty.twa.je] (verbe) : On peut se tutoyer ? On se tutoie ? Puis-je te tutoyer ? (Se dire « tu »)
Le tutoiement

Vouvoyer [vu.vwa.je] (verbe) : Je préfère que l’on se vouvoie. (Se dire « vous »)
Le vouvoiement

Envoyer [ɑ̃.vwa.je] (verbe) : Je décide de t’envoyer un colis. Je t’envoie un colis. Nous t’envoyons un colis.
Un◡envoi

Aboyer [a.bwa.je] (verbe) : Le chien aboie.

Un◡aboiement

S’apitoyer [sa.pi.twa.je] (verbe): Arrête de t’apitoyer sur ton sort. (Se plaindre)
Un◡apitoiement

Un plaidoyer [plε.dwa.je] (nom) : Un plaidoyer en faveur des Droits de l’Homme (Défense orale ou écrite pour défendre une cause).
La plaidoirie : Défense orale de l’avocat.

Côtoyer [ko.twa.je] (verbe) : Je suis en contact avec lui, je le côtoie souvent.
Un côtoiement

Se noyer [nwa.je] (verbe) : Je me noie dans la paperasse ! (s’immerger)
Une noyade
Un noyer est◡aussi un grand◡arbre que l’on cultive pour ses noix.

Tournoyer [tur.nwa.je] (verbe, tourner sur soi-même) : Les feuilles tournoient au vent et tombent sur le sol.
Un tournoiement

Foudroyer [fu.drwa.je] (verbe) : On peut◡être foudroyé par◡une maladie mortelle ou foudroyé par la foudre (l’orage).
Un foudroiement

Festoyer [fɛs.twa.je] (verbe) : faire un festin de roi (bien manger). Festoyons pour mon◡anniversaire.
Un festin

Loyer [lwa.je] (nom) : Prix d’une chose immobilière. N’oubliez pas de payer votre loyer !
Une location, louer (verbe)

Enivrer : Prononciation et orthographe

Enivrer signifie rendre une personne ivre (par l’alcool). En d’autres termes, on peut être enivré d’alcool ou on peut aussi enivrer quelqu’un en le faisant boire. Toujours dans son sens propre, le verbe enivrer désigne également toutes substances, vapeurs ou fumées dont l’effet est le même que l’alcool.

Parlons maintenant de son sens figuré. Lorsque Colette écrit dans les Vrilles de la Vigne, La Baie de Somme, « La jeune maman, sous l’ombrelle de toile rayée, oublie délicieusement ses deux gosses et s’enivre, les joues chaudes, d’un roman mystérieux, habillé comme elle de toile écrue… », cela signifie simplement que le personnage du roman est exalté par sa lecture. Enivrer évoque les troubles ou sensations agréables dont on se remplit parfois. Ainsi, l’air marin peut enivrer, tout comme une musique ou n’importe quel son agréable.

Le verbe « enivrer » ne respecte pas la logique phonétique de la langue française. On a vu pendant les cours de phonétique que la combinaison « EN » faisait le son [ɑ̃] lorsqu’elle était suivie d’une consonne (Ex : ensemble [ɑ̃sɑ̃bl], enfant [ɑ̃fɑ̃]). On aurait donc la tentation de prononcer [enivre]. Il faudrait donc ajouter un « n » pour lever toutes les ambiguïtés : EN-NI-VRER. Littré a constaté l’incohérence de l’Académie française qui écrit énamourer maisenivrer.

La prononciation correcte est [ɑ̃nivre].

Enivrer… Enivrer… Enivrer…

Enfin pour terminer ce billet et mettre en pratique la prononciation de « enivrer », je vous propose de lire ou d’écouter le merveilleux poème de Baudelaire, tiré du Spleen de Paris, « Enivrez-vous ».

Enivrez-vous lu par VR

Enivrez-vous

« Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

    Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

    Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »

Révision d’été 2019

Un œil, des yeux, un œuf…

Un◡œil [œ̃-n-ɶj]

Des◡yeux [de-z-jø]

Un◡œuf [œ̃-n-ɶf]

Des◡œufs [de-z-ø]

Un◡os [œ̃-n-ɔs]

Des◡os [de-z-o]

Un ciel [œ̃-sjεl]

Des cieux [de-sjø]

Un cheval [œ̃-ʃ(ə)val]

Des chevaux [de-ʃ(ə)vo]

Un cheveu [œ̃-ʃ(ə)vø]

Des cheveux [de-ʃ(ə)vø]

L’humour [lymur]

L’humeur [lymɶr]

Un héros [‘ero]

Heureux [ɶrø], heureuse [ɶrøz]

Peureux [pɶrø], peureuse [pɶrøz]

Jeune [ʒɶn]

Jaune [ʒon]

Gens [ʒɑ̃]

Gène [ʒεn]

Une femme [yn-fam]

Une faim [yn-fε̃]

Solennel [sɔlanεl]

Une couenne (de porc) [yn-kwan]

La moelle [la-mwal]

Une poêle [yn-pwal]

Un poil, des poils [œ̃-pwal], [de-pwal]

De l’ail [də-laj]

Des aulx (de-z-o]

Un vœu / des vœux [vø]

Un veau [vo]

Un croc [kro]

Un creux [krø]

Molle (féminin de mou) [mɔl]

Une meule [møl]

Prochain / prochaine [prɔʃε̃ / prɔʃεn]

Lointain / lointaine [lwε̃tε̃ / lwε̃tεn]

Mondain / mondaine [mɔ̃dε̃ / mɔ̃dεn]

Contemporain / contemporaine [kɔ̃tɑ̃pɔrε̃ / kɔ̃tɑ̃pɔrεn]

Une ruse [ryz]

Une Russe [rys]

Un cousin [kuzε̃]

Un coussin [kusε̃]

Une cousine [kuzin]

Un poison [pwazɔ̃]

Un poisson [pwasɔ̃]

Un bureau [byro]

Un bourreau [buro]

Deux [dø]

Doux [du]

Douze [duz]

Deux◡ans / douze◡ans [døzɑ̃] / [duzɑ̃]

Afin [afε̃]

Enfin [ɑ̃fε̃]

Enfant [ɑ̃fɑ̃]

é fermé versus è ouvert

Entendez-vous la différence ?
Son [e]Son [ε]
aller / (une) allée[ale](j’/tu) allais
(il/elle) allait
[alε]
(bouche) bée[be](une) baie[bε]
(un) été [ete](j’/tu) étais / (il/elle) était[etε]
(une) fée[fe](je/tu) fais / (il/elle) fait[fε]
(une) clé / clef[kle)(une) claie[klε]
(Il/elle) crée[kre](une) craie[krε]
(une) entrée [ɑ̃tre](j’/tu) entrais /(elle/il) entrait [ɑ̃trε]
(un) [le]laid / lait[lε]
mes[me](un) mets / mais[mε]
né / née / nez[ne](je/tu) nais / (il/elle) naît[nε]
(un) pré[pre](un) prêt / près (de)[prε]
(un) rez-de-chaussée[re](une) raie[rε]
(un) thé / tes[te](une) taie[tε]
(une) vallée [vale](un) valet[valε]

Pour en savoir plus, cliquez sur :

Tout savoir sur le son [e]
Tout savoir sur le è ouvert

Tout savoir sur -ai

Je dirai, aisément, mai, il faisait…

ai[e] / [ε]Je dirai[dire]
Aisément[ezemɑ̃]
Mai[mε]
[ə] / [ε]Il faisait[fəzε]
[ai]Maïs[mais]
Haïr[‘air]
Naïvement[naivmɑ̃]e muet
aie[ε]Une craie[krε]e muet
Une taie[tε]e muet

Elle paiera[pεra]e muet
aïe [aj]e muet
aid[ε]Laid / Laide[lε / lεd]d muet au masculin
ail[aj]Le travail[travaj]
Le corail[kɔraj]
De l’ail[laj]
aille[aj]La maille[maj]
Une bataille[bataj]
aim[ε̃]La faim[fε̃]
Un daim[dε̃]
aime[ε]Tu aimes[εm]es muet
ain[ε̃]Une main[mε̃]
Prochain[prɔʃε̃]
aine[ε]Une fontaine[fɔ̃tεn]
Prochaine[prɔʃεn]
air[ε]L’air[lεr]
La chair[ʃεr]
aire[ε]Une secrétaire[səkretεr]
Un notaire [nɔtεr]
ais[ε]Un palais [palε]s muet
Mais[mε]s muet
Je voudrais[vudrε]s muet
aise[ε]être à l’aise[εz]son z
Mauvaise[movεz]son z
ait[ε]Du lait[lε]t muet
Elle voulait[vulε]t muet
aix[ε]La paix[pε]x muet
Aix (ville)[εks]son ks

Ce qui, Ce qu’il, ce que, ce dont

Les pronoms relatifs remplacent la chose qui (ce qui, ce qu’il)la chose que (ce que) ou la chose dont (ce dont).

Je ne comprends qu’est-ce qui se passe.
Je ne comprends pas ce qui se passe.
(Je ne comprends pas la chose qui se passe.)
Je ne comprends qu’est-ce qu’il se passe.
Je ne comprends pas ce qu’il se passe.
Comprendre quelqu’un ou quelque chose

Je ne comprends pas ce qu’il se passe


Je ne comprends qu’est-ce qu’il se passe.
Je ne comprends pas ce qu’il se passe.
Comprendre quelqu’un ou quelque chose

Je ne sais pas qu’est-ce que tu fais.
Je ne sais pas ce que tu fais.
(Je ne sais pas la chose que tu fais.)
Savoir quelque chose

Tu me racontes qu’est-ce que tu te souviens.
Tu me racontes ce dont tu te souviens.
(Tu me racontes la chose dont tu te souviens.)
Se souvenir de quelque chose / quelqu’un

Des vacances, c’est qu’est-ce que j’ai besoin.
De vacances, c’est ce dont j’ai besoin.
(De vacances, c’est la chose dont j’ai besoin.)
Avoir besoin de quelque chose / quelqu’un

Une vie pleine de joie, c’est ce dont je rêve.
(Une vie pleine de joie, c’est la chose dont je rêve.)
Rêver de quelque chose / quelqu’un

En ce qui concerne le verbe plaire…

En ce qui concerne le verbe plaire, il faut distinguer la tournure personnelle (ex. : Ces chaussures me plaisent) de la tournure impersonnelle (ex. : Il me plaît d’aller faire du shopping).

Avec la tournure personnelle, on dira plutôt :
Choisis le modèle qui te plaît.
Plaire à quelqu’un

Avec la tournure impersonnelle, on dira :
Elle fera ce qu’il lui plaira.
Plaire de faire quelque chose