Maya

10/01/19

M’envoyer un audio de l’Amant Texte « Il était à l’arrière… » quand tu auras qq minutes.

Port [pɔr] - Mort [mɔr]- Nord [nɔr] (Maya, pense à arrondir ton o pour qu'il ne ressemble pas à un a.)
Paquebot [pakbo] : Le "e" à l'intérieur ne se prononce pas.

Pour le prochain cours : Incipit de l’Amant 

Maya, je te conseille d'écouter ce monsieur (clique ici : Philippe Besson) qui en parle très bien dans l'émission La Grande Librairie.

"Il y a chez elle, un son qui arrive avant un sens... La sonorité qui précède le sens... On entend la phrase avant de la comprendre... Et c'est parce qu'on entend la phrase qu'on entre dans l'histoire." (Philippe Besson en parlant de Duras)

Cours de décembre 2018 :

« La crise » de Coline Serrau  (1992) : revoir ici

Apprendre à gérer ton souffle.

Deux articles intéressants : Prononciation / Groupe rythmique et intonation.1 TV5 Monde et Prononciation / Groupe rythmique et intonation.2 TV5 Monde

Maya, pour demain 10/01/2019, je te propose de lire ensemble cet extrait. La première phrase est très longue et on ne peut pas la couper. (Règle des mots phoniques) Elle se dit d'une traite, c'est pourquoi je te propose de lire la vidéo qui se trouve sous le texte :

Extrait de l’Amant

Ilétaità l’arrière de la grandeautomobile noire qui est stationnée le long du mur d’unentrepôt du port. Habillé comme toujours. Dans le costume de tussor grège. Dans la pose du sommeil. Toujours cette même foule sur les quais au départ des paquebots de ligne. Leshélices se mettentà tourner. Elles broient, brassent leseaux du fleuve. Ona peur. Toujours à ce moment-là ona peur. De tout. De ne plus revoir jamais cette terre ingrate. Et ce ciel de mousson, de l’oublier. Ila dû bouger sur la banquettearrière, vers la gauche, pour gagner quelques secondes et me voirencoreune fois pour le reste de sa vie. Le vacarme immobile des machines grandit, devient assourdissant. Je ne le regarde pas. Quand j’ouvre lesyeux pour le voirencore, il n’est plus là. Il n’est nulle part. Ilest parti. Je ferme lesyeux. Dans le noir, lesyeux fermés, je retrouve l’odeur de la soie, du tussor de soie, de la peau, du thé, de l’opium, l’idée de l’odeur. Ilavait dû disparaître très vite après que la ligne du quai avaitété franchie par un paquebot. Et puis, pour toute la durée de ma vie, à cetteheure-là du jour, la direction du soleil s’était◡inversée. Desannées après la Guerre, la faim, la mort, les corps, les mariages, les séparations, les divorces, les livres, la politique, le communisme, ilavait téléphoné. « C’est moi. » Dès la voix, je l’avais reconnu. « C’est moi. » « Je voulais seulement entendre votre voix ». C’estalors que j’avais reconnu l’accent de la Chine du Nord. Ilavait dit que notrehistoire était restée commeavant, qu’il m’aimaitencore, qu’il ne pourrait jamais cesser de m’aimer, qu’il m’aimerait jusqu’à la mort.

Les cinq règles d’or :
  • Parler plus lentement
  • Articuler nettement
  • Observer des pauses
  • Respirer
  • Choisir ses mots et son intonation

Parler n’est pas une course au travers une forêt en feu.

Parler lentement n’est pas ENNUYEUX au contraire.

Faire des pauses permet de mieux respirer et par conséquent de mieux gérer son souffle.

Les pauses permettent de garder le contrôle et de t’assurer que ton interlocuteur suive la conversation.

Respecter les groupes phoniques, faire des séquences comme une succession d’étapes.

Contrôler ses gestes – plus lents. Coordonner gestes et paroles.

Savourer chaque mot dans la bouche.

Travailler le contenu du discours. Faire des phrases plus courtes et s’assurer que chaque mot est correctement articulé.

Bon travail !