Petit rappel des règles de prosodie en français

L’accent est placé sur la voyelle de la dernière syllabe prononcée d’un mot ou d’un groupe de mots appelé groupe rythmique.

Exemples :
« Salut ! » : accent mis sur le u [y].
« Salut Lola ! » : accent mis sur le a [a]

La difficulté est donc d’apprendre à déplacer l’accent en fonction de la place du mot à accentuer.

La voyelle accentuée est légèrement plus longue que les autre voyelles du groupe rythmique non accentuées.

Le groupe rythmique contient en moyenne entre 1 et 6 syllabes ; il peut varier en fonction du débit plus ou moins rapide de la personne qui parle.

S’il fait beau aujourd’hui / nous irons à la plage.
S’il fait beau / aujourd’hui  / nous irons à la plage.

Au niveau de l’intonation, quelques règles sont à retenir.

En ce qui concerne les questions, on mettra l’intonation sur le mot interrogatif.

Exemples :
Tu t’appelles comment ?
Comment tu t’appelles ?

Sinon pour les phrases sans mot interrogatif, il convient juste de monter l’intonation en fin de phrase.

Exemples :
Viendra-t-il demain ?
Mange-t-elle trop peu ?

La phrase déclarative suppose qu’on baisse la voix en fin de phrase. Toutefois, si elle est constituée de plusieurs groupes rythmiques, on applique la règle de l’accentuation sur la dernière voyelle du groupe rythmique.

A l’impératif, on met l’accent sur le verbe d’action et on baisse la voix sur le dernier mot.

Exemples :
Range tes affaires.
Sors d’ici.
Arrête ce bruit.

Dans les groupes rythmiques, les voyelles orales sont allongées lorsqu’elles sont dans une syllabe finale terminée par une consonne allongeante. On parle alors de syllabe fermée. Les voyelles allongées sont précédées du signe deux-points /:/ dans la transcription phonétique. Les sons qui permettent cet allongement sont [ʒ], [r], [z] et [v].

  1. devant -ge : orage [ɔra:ʒ] – bavardage [bavarda:ʒ] – neige [nɛ:ʒ] – bouge [bu:ʒ]
  2. devant un r : soupir [supi:r] – repère [rəpɛ:r] – murmure [myrmy:r] – soir [swa:r]
  3. devant un s qui fait le son [z] : rose [ro:z] – chaise [ʃɛ:z] – muse [my:z] – analyse [anali:z]
  4. devant un v : vive [vi:v] – rêve [rɛ:v] – slave [sla:v] – louve [lu:v]

Les voyelles nasales, ainsi que les o fermés [o] et les eu [ø], sont allongés quelle que soit la consonne ou le groupe consonantique qui suit :

C’est neutre [nø:tr] – c’est le nôtre [no:tr] – il gonfle [gɔ̃:fl] – On mélange [melã:ʒ] – On rince [rɛ̃:s]

Remarque : Quand une voyelle orale ou nasale termine un mot et se trouve donc en finale absolue, on parle alors de syllabe ouverte. En règle générale, on ne crée pas d’allongement. La voyelle orale ou nasale, en finale absolue, sera ainsi toujours brève. Il en est de même pour les sons [wa], [ɥi], [wɛ].

Exemples : météo, cacao, infini, moto, abricot, eau, vie, été, mouton, temps, main, pluie, doux, soin, etc.

Vivement le printemps : pas d’allongement du [ɑ̃]

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