Exercice de phonétique avec Un, Deux… (Partie 1)

Apprenez à prononcer correctement le français avec des exercices de phonétique !

Un◡euro [œ̃-n-øro]
Un héros [œ̃-ʼero] (pas de liaison)
Un◡heureux [œ̃-nɶrø]
Un héros heureux [œ̃-ero-ɶrø] (pas de liaison)
Un◡an [œ̃-n-ɑ̃]
Une◡année [y-n-ane]
Une◡heure [y-n-ɶr]
Un◡œuf [œ̃-n-ɶf]
Un◡neuf [œ̃-nɶf]

Deux◡euros [dø-z-øro]
Deux◡zéros [dø-zero]
Deux héros [dø-ʼero] (pas de liaison)
Deux◡oraux [dø-z-ɔro]
Deux◡heureux [dø-zɶrø]
Deux héros heureux [dø-ero-ɶrø] (pas de liaison)
Deux◡ans [dø-z-ɑ̃]
Deux cents [dø-sɑ̃]
Deux cents◡ans [dø-sɑ̃-z-ɑ̃]
Deux◡encens [dø-z-ɑ̃sɑ̃]
Deux◡heures [dø-z-ɶr]
Deux sœurs [dø-sɶr]

Quatre◡euros [katr-øro]
Quatre◡zéros [kat-zero] ou [katrə-zero]
Quatre◡oraux [katr-ɔro]
Quatre◡heureux [katr-ɶrø]
Quatre héros [katrə-ʼero] (pas de liaison)
Quatre héros heureux [katrə-ero-ɶrø] (pas de liaison)
Quatre◡ans [katr-ɑ̃]
Quatre cents [kat-sɑ̃] ou [katrə-sɑ̃]
Quatre cents◡ans [kat-sɑ̃-z-ɑ̃] ou [katrə-sɑ̃-z-ɑ̃]
Quatre◡encens [katr-ɑ̃sɑ̃]
Quatre◡heures [katr-ɶr]
Quatre sœurs [kat-sɶr] ou [katrə-sɶr]
Quatre◡œufs [katr-ø]
Quatre-quarts [kat-kar] (Cake)
Quatre-quatre [kat-katr] ou [kat-kat] (Voiture 4×4)

Six◡œufs [si-z-ø]
Ciseau [sizo] 
Six seaux [si-so]
Six◡euros [si-z-øro]
Six◡oraux [si-z-ɔro]
Six héros [si-ʼero] (pas de liaison)
Six◡heures [si-z-ɶr]
Six sœurs [si-sɶr]
Six◡ans [si-z-ɑ̃]
Six cents [si-sɑ̃]
Six cents◡ans [si-sɑ̃-z-ɑ̃]

Huit◡euros [ʼɥi-t-øro]
Huit taureaux [ʼɥi-tɔro]
Huit◡oraux [ʼɥi-t-ɔro]
Huit zéros [ʼɥi-zero]
Huit héros [ʼɥi-ʼero] (pas de liaison)
Huit◡heures [ʼɥi-t-ɶr]
Huit◡ans [ʼɥi-t-ɑ̃]
Huit cents◡ans [ʼɥi-sɑ̃-z-ɑ̃]

Neuf◡heures [nɶ-v-ɶr]
Neuf◡ans [nɶ-v-ɑ̃]
Neveu [nəvø]
Neuf vieux [nɶf-vjø]
Neuf veaux [nɶf-vo]
Neuf vœux [nɶf-vø]  
Neuf◡euros [nɶ-f-øro]
Neuf héros [nɶf-ʼero] (pas de liaison)
Neuf◡hommes [nɶ-f-ɔm]

Douze◡heures [du-z-ɶr]
Douceur [dusɶr]
Douze◡œufs [du-z-ø]
Douze◡ans [du-z-ɑ̃]
Douze◡euros [du-z-øro]
Douze◡oraux [du-z-ɔro]
Douze zéros [duz-zero]
Douze héros [duz-ʼero] (pas de liaison)


BON [bɔ̃], BONNE [bɔn] : Attention à la prononciation !

Apprenez à prononcer correctement le français avec des exercices de phonétique !

Bon appétit [bɔnapeti]
Bon courage[bɔ̃-ku-raʒ]
Bonne année [bɔnane]
Bonne santé [bɔn-sɑ̃-te]
Bonne soirée [bɔn-swa-re]
Bon ami [bɔnami]
Bonne amie [bɔnami]
Bon pied bon œil[bɔ̃-pje-bɔnɶj]
Bon débarras[bɔ̃-de-ba-ra]
Bon sens[bɔ̃-sɑ̃s]
Bon vent [bɔ̃-vɑ̃]
A quoi bon ?[a-kwa-bɔ̃]
C’est bon.[se-bɔ̃]
Bon à rien[bɔnarjε̃]
Bonne à rien[bɔnarjε̃]
Comme bon te semble.[kɔm-bɔ̃-tə-sɑ̃bl]

Les grandes, moyennes et petites erreurs de langage…

Les erreurs phonétiques

  1. « Comme même » à la place de « Quand même ».
  2. « Les vacances du mois d’août » : août prononcé « a-out » [a-ut] au lieu de [ut].
  3. « Un peu près » au lieu de « à peu près »
  4. « Manman » à la place de « Maman »
  5. « On ne sait où » prononcé « On-ne-sait-zou » (liaison fautive) au lieu de « On ne sait où » sans liaison.
  6. « En revoir » à la place de « Au revoir »
  7. « Deux euros » ou « huit euros » avec oubli de la liaison…
  8. « La gente féminine » au lieu de « La gent féminine ». Attention « gent » se prononce [ʒɑ̃] (on n’entend pas le « t »).


Les erreurs grammaticales et de syntaxe

  1. « Je l’apprends à faire du vélo » : erreur de grammaire à corriger. Dites plutôt « Je lui apprends à faire du vélo… ».
  2. « Pas tout le monde a la chance de faire des études » à la place de « Tout le monde n’a pas la chance de faire des études ».
  3. « Vous disez » : erreur à remplacer par « vous dites ». Idem pour « vous faisez » au lieu de « vous faites ».
  4. « On fait quoi ? » à remplacer par « Que fait-on ? »
  5. « Je ne comprends pas qu’est-ce que vous dites » au lieu de « Je ne comprends pas ce que vous dites »
  6. « Je sais pas c’est quoi » à remplacer par « je ne sais pas ce que c’est ».
  7. « C’est qui qui a fait ça ?» … « C’est qui qui dit ça ? » suivis de « Ben je te l’ai déjà dit, je sais pas c’est qui ». Ces expressions sont à remplacer de toute urgence par « Qui a fait ça ? » « Qui a dit ça ? » « Je ne sais pas qui c’est ».
  8. « C’est le chat à Colette » au lieu de « C’est le chat de Colette ». « C’est le fils à mon frère » au lieu de « C’est le fils de mon frère »
  9. « Je vais au boulanger » au lieu de « Je vais chez le boulanger » ou « je vais à la boulangerie ».
  10. « Je me suis faite avoir » ; « Je me suis permise de… » au lieu de « Je me suis fait avoir » ou « Je me suis permis de … » (au féminin comme au masculin)
  11. « Cette personne a l’air sérieuse » au lieu de « Cette personne a l’air sérieux » ou « Cette personne semble sérieuse ».
  12. « Il faut que je vais… » à la place de « Il faut que j’aille ».


Les erreurs lexicales

  1. Une personne qui a 40 ans n’est pas « quarantenaire » mais bien « quadragénaire ». Idem pour une personne de 50 ans, ce n’est pas une « cinquantenaire » mais bien une « quinquagénaire ». A noter que ces deux mots – quarantenaire et quinquagénaire – existent pour désigner l’anniversaire d’un événement.
  2. « Fais montrer » : erreur due à une fusion possible entre « Montre » et « Fais voir ».
  3. « C’est compréhensif ! » au lieu de « C’est compréhensible ! »
  4. « Je suis venu pour le supporter » au lieu de « Je suis venu le soutenir ou l’encourager ».
  5. « C’est une personne énergétique » à la place de « énergique ».


Les expressions à éviter…

  1. Il existe aussi des expressions qui ne sont pas de très bon goût, comme : « Jeter le bébé avec l’eau du bain » pour exprimer qu’on se débarrasse de quelque chose d’important pour éliminer les ennuis et les contraintes qui y sont liés.
  2. « J’habite sur Paris » au lieu de « J’habite à Paris ».
  3. « Du coup » peut être remplacé par « Par conséquent »
  4. « Par contre » par « En revanche ».

Le son [z] dans les liaisons

Extrait de « DES HEURES ENTIÈRES AVANT L’EXIL » (2004) – Frédéric Sonntag

Merci, merci beaucoup, merci, je … je suis très touchée, pffouh !

Merci, merci beaucoup, merci, je… je suis très touchée, pffouh ! c’est… je ne sais pas quoi dire, je n’ai rien préparé, je ne m’y attendais pas du tout… je suis trèsémue, excusez-moi, c’est… c’est trèsimpressionnant de se retrouver ici, d’être là devant vous, c’est beaucoup plusimpressionnant que ce que j’imaginais, c’est… excusez-moi, je, je suis vraiment trèsémue, c’est… pffouh ! ça fait beaucoup d’un seul coup… je ne sais plus ce que je dois dire, je… donc, je, pffouh !… voilà, je reprends mesesprits, je… je voulais tout d’abord vous remercier, vous tous, pour ce très grand bonheur et ce très grandhonneur que vous me faites, je suis vraiment très touchée, vraiment… je tenais également à remercier tous ceux avec lesquels je souhaite partager cette distinction, c’est-à-dire toute l’équipe du film, tous mes partenaires de jeu maisaussi toute l’équipe technique, vraiment merci à vous tous de votre soutien, de votre gentillesse et de votreamour, merci pour tout, merci, je vousaime tous, vraiment, je vousadore… Je voudrais aussi remercier, heu… je voudrais remercier ma bonneétoile et monange gardien — je me suis si souvent demandé ce qu’ils foutaient ces deux-là, que je voudrais me faire pardonner auprès d’eux, pardon les gars, désolée d’avoir douté de vous. Je voudrais également remercier, heu… je ne sais pas, heu… j’ai envie de, de remercier tout le monde, de, de remercier la terreentière, de… j’ai envie de remercier, de remercier le monde, l’amour… et Dieu… et… et le cinéma, de, de remercier la vie, parce que, je crois, le cinéma, c’est la vie et la vie, c’est… c’est le cinéma… voilà, je, je voudrais remercier la vie, et, heu… et le rêveaussi, parce que, je crois, sans le rêve, on n’est rien, je veux dire, sans le rêve, y a pas de vie, heu… Et, pour finir, je voudrais remercier ceux-là — mesamis, mes parents, mes frères — sans lesquels je ne serais pas là ; je voudrais remercier en particulier monamoureux, sans lequel rien ne serait possible, sans lequel rien ne serait probable.

Longtemps cette◡habitude (c’était un pli — était-il mauvais était-il bon —, c’était un pli que j’avais pris), longtemps cette◡habitude prise d’imaginer, lors de certains trajets — certaines◡errances, flâneries, échappées dans la ville —, cette◡habitude prise d’imaginer le discours que je ferais si je recevais le prix de la meilleure◡actrice lors d’une cérémonie de récompenses des métiers du cinéma, d’imaginer ma réaction si l’on me remettait l’oscar de la meilleure◡actrice par◡exemple, le discours de remerciement que je ferais. Une◡habitude prise, allez savoir pourquoi, un réflexe idiot impossible à réprimer. Chaque fois qu’il m’arrivait, marchant dans la rue, de penser à ce genre de cérémonie, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer un nouveau discours de remerciement, en fonction de mon◡humeur du moment. Il fallait me voir, alors, m’emporter sur les◡avenues, sur les boulevards, en plein cœur de la métropole, me laisser emporter par mon flot de parole (intarissable source), il fallait me voir faire◡abstraction de l’espace et du temps — abstraction bientôt qui gagnait mon corps —, faire le jeu de mon discours et me laisser dépasser par l’ivresse et le trac ; et le décor autour déjà s’évanouissait (toujours je m’emportais, toujours j’en◡oubliais la rue, ces feux multicolores, ces panneaux d’interdictions notoires, ces signalisations tristes, ces fantômes et ces créatures ; j’en◡oubliais jusqu’aux raisons mêmes de mon déplacement, jusqu’à ma destination, j’en◡oubliais jusqu’à mon destin — qui n’était en rien celui d’une star de cinéma, et qui en prenait de moins◡en moins la direction, j’oubliais tout ; au plein cœur de la métropole, j’étais ailleurs), j’étais seule devant un parterre de stars hollywoodiennes et je remerciais le monde de m’avoir fait◡ainsi, de m’avoir◡élevée jusqu’à ce rang d’étoile ; moi, je faisais mon discours et plus rien ne comptait ; je remerciais le monde, il fallait bien, une récompense pareille, cet◡honneur qu’on me faisait, la reine que je devenais, on me célébrait ! Il fallait me voir. Je pleurais presque. Parfois je pleurais. De joie et de douleur et de joie. Je pleurais sur le trottoir argenté d’une métropole du monde occidental. Et dans◡un dernier sanglot, dans◡un dernier soupir, je remerciais Dieu, mes◡amours, et le monde ; je remerciais la métropole infinie, et je prenais la fuite◡en courant.