qui se ressemble… ne s’assemble pas !

La compréhension [la-kɔ̃-pre-ɑ̃-sjɔ̃] / L’incompréhension
[lε̃-kɔ̃-pre-ɑ̃-sjɔ̃]

Et ton amant [e-tɔ̃-n-amɑ̃] / Étonnamment [e-tɔ-na-mɑ̃]

Un jeune inconnu [œ̃-ʒɶn-n-ε̃kɔny] / Un jeune nain connu [œ̃-ʒɶn-nε̃-kɔny]

La grand-mère [la-grɑ̃-mεr] / La grammaire [la-gram-mεr]

C’est tout vert [sε-tu-vεr] / C’est ouvert [sε-t-uvεr]

J’ai tout fait [ʒe-tu-fε] / J’étouffais [ʒe-tu-fε]

Je nomme [ʒə-nɔm] / Jeune homme [ʒɶn-n-ɔm]

Sept sous-plats [sεt-su-pla] / Cette soupe-là [sεt-sup-la]

Un cœur d’or [œ̃-kɶr-dɔr] / Un quart d’heure [œ̃-kar-dɔr]

Les feuilles mortes

Jacques Prévert parle avec nostalgie et mélancolie d’un amour perdu. Ce poème, écrit en 1945, a été repris en musique par différents artistes : Dalida, Grace Jones, Juliette Gréco, Iggy Pop, Lambert Wilson, Franck Sinitra… « Les Feuilles mortes » est interprétée par Yves Montand en 1949. Qui n’a jamais fredonné cette chanson culte ?

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes [suvjεn],
Des jours◡heureux [z-ɶrø] quand nous◡étions◡amis,
En ce temps-là, la vie était plus belle [bεl],
Et le soleil [sɔlεj] plus brûlant qu’aujourd’hui [k-oʒurdɥi].

Les feuilles [fɶj] mortes se ramassent◡à la pelle [pεl],
Tu vois je n’ai pas◡oublié.
Les feuilles mortes se ramassent◡à la pelle,
Les souvenirs [suv(ə)nir] et les regrets [rəgrε]◡aussi.

Et le vent [vɑ̃] du nord [nɔr] les◡emporte [z-ɑ̃pɔrtə],
Dans la nuit froide de l’oubli.
Tu vois, je n’ai pas◡oublié [zublije],
La chanson [ʃɑ̃sɔ̃] que tu me chantais.

C’est◡une chanson, qui nous ressemble [rəsɑ̃blə],
Toi tu m’aimais et je t’aimais.
Nous vivions tous les deux◡ensemble,
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.

Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement [dus(ə)mɑ̃], sans faire de bruit [brɥi].
Et la mer efface sur le sable,
Les pas des◡amants désunis [dezyni].

Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement [dus(ə)mɑ̃], sans faire de bruit [brɥi].
Et la mer efface sur le sable,
Les pas des◡amants désunis [dezyni].

Version originale : Yves Montand

Version jazz : Iggy Pop