Voyelles nasales : Lily de Pierre Perret

« Lily » de Pierre Perret est une chanson écrite en 1977 et donnée au bac de français en 2005.

Dans les années 1960, la France découvre Martin Luther King et Angela Davis. Cette lutte contre le racisme est une nouveauté en France, et les artistes français peineront à se faire entendre. Pierre Perret mettra quinze ans à écrire « Lily ». 

Travail sur les voyelles nasales
an/ɑ̃ – in/ε̃ – on/ɔ̃

[ɔ̃] la trouvait plutôt jolie Lily
Ellearrivait des Somalies Lily
D[ɑ̃][z]un bateau pl[ε̃] d’émigrés
Qui venaient tous de leur pl[ε̃] gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu’[ɔ̃][n]était égaux Lily
Au pays d’ Voltaire et d’Hugo Lily
Mais pour Debussy [ɑ̃] rev[ɑ̃]che
Il faut deux noires pourune bl[ɑ̃]che
Ça fait un sacré dist[ε̃]guo
Elleaimait t[ɑ̃] la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrét[ɑ̃]
Lui a précisé [ɑ̃n]arriv[ɑ̃]
Qu’[ɔ̃] ne recevait que des bl[ɑ̃]

Ellea déchargé des cageots Lily
Elle s’est tapé des sales boulots Lily
Elle crie pour v[ɑ̃]dre des choux-fleurs
D[ɑ̃] la rue, ses frères de couleur
L’acc[ɔ̃]pagnent au marteau-piqueur
Et qu[ɑ̃][t] [ɔ̃] l’appelait Bl[ɑ̃]che-Neige Lily
Elle se laissait plus pr[ɑ̃]dreau piège Lily
Elle trouvait ça trèsamus[ɑ̃]
Mêm’ s’il fallait serrer les d[ɑ̃]
Ilsauraient été trop c[ɔ̃]t[ɑ̃]
Elleaima un beau bl[ɔ̃] frisé Lily
Qui était tout prêt à l’épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
N’ somm’s pas racistes pour deux sous
Mais[z] [ɔ̃] veut pas de ça chez nous

Ellea essayé l’Amérique Lily
Ce gr[ɑ̃] pays démocratique Lily
Elleaurait pas cru s[ɑ̃] le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais d[ɑ̃]◡[z]un meeting à Memphis Lily
Ellea vu [ɑ̃]gela Davis Lily
Qui lui dit vi[ε̃] ma petite sœur
[ɑ̃] s’uniss[ɑ̃] [ɔ̃]◡[n]a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c’est pour c[ɔ̃]jurer sa peur Lily
Qu’elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu auxautobus
[ε̃]terdits aux g[ɑ̃] de couleur

Mais d[ɑ̃] t[ɔ̃] c[ɔ̃]bat quotidi[ε̃] Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l’[ɑ̃]f[ɑ̃] qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
C[ɔ̃]tre laquelle [ɔ̃] ne peut ri[ε̃]
[ɔ̃] la trouvait plutôt jolie Lily
Ellearrivait des Somalies Lily
D[ɑ̃][z]un bateau pl[ε̃] d’émigrés
Qui venaient tous de leur pl[ε̃] gré
Vider les poubelles à Paris

Des phrases à mémoriser

Lisez et apprenez par cœur les phrases ci-dessous. Répétez-les de façon régulière jusqu’à ce que les mots s’enchaînent à un débit régulier, sans bafouilles. Attention aux liaisons.

Les voyelles nasales

Buvons◡un bon vin blanc.
Prenons◡un bon bain plein.
Mangeons◡un bon pain blanc.
Dégustons◡un fin jambon.
On◡en mange. Du melon, on◡en mange tant !

Des bons plans, des bancs peints, des bons pains.
Des blancs pains, des bancs peints, des bains pleins.
Tonton, descends du grand banc blanc.

Il sent bon ; ils sont bons.
Le pélican de Jonathan pond◡un◡œuf tout blanc.
Coupe◡enfant cheveux blonds, coupe◡enfant cheveux bruns. Grand blond, fin brun.
Vincent, l’enfant de Constantin.

Un bon vent vint (◡à souffler).
Un timbre◡à cent un franc.
Un fin parfum de printemps se dégage des brins bruns.
Yvon, le cousin lointain du bon peintre Louis Le Nain.
Alban parle couramment l’allemand.
Marion ment◡aisément aux parents de Clément.

Sons S/Z/CH/J

Samedi soir, on mangera du poisson.
Le poison est casé dans le casier.
Zazie va aux◡eaux / Suzie va au zoo.
Ne cassons pas le cycle des saisons.
Serge, servez-vous, prenez ces six saucisses.
Sophie zozotte, Sarah chuchotte, la chouette hulotte.

Les groupes consonantiques CR/FR/GR/TR

Trois très gros rats gris creusèrent un très grand trou dans◡un fromage de Gruyère.