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Lire un texte à haute voix

La lecture à haute voix est un exercice que je recommande à toutes les personnes qui souhaitent s’exprimer clairement en français.

En lisant à voix haute, on apprend à bien positionner sa langue et ses lèvres, mais aussi à identifier les sons et à comprendre le sens des mots. En apprenant à bien articuler, on améliore sa diction.

En lisant à voix haute, on s’ouvre à l’autre (l’auditeur), et l’on redécouvre le plaisir de la lecture et du partage. La lecture à haute voix met les sens en éveil et demande de l’attention, un effort de concentration et une bonne respiration. En lisant dans sa « tête », l’apprenti lecteur laisse parfois passer des erreurs de lecture, d’où l’intérêt de lire à voix haute pour les corriger.

Lire à voix haute des textes choisis est une expérience enrichissante qui permet de découvrir des auteurs et de beaux textes. Si l’exercice nécessite de la patience pour les débutants, le chemin parcouru reste une expérience unique où chacun découvre le plaisir de rendre un texte intelligible, en maîtrisant des phrases fleuves, en respectant la ponctuation, la musicalité et le sens du texte. 

Le e prépausal : une mode à ne pas suivre…

« Bonjour-e Valéri-e  » : ce tic de prononciation (et de langage) consiste à sonoriser des « e » muets et même d’en ajouter à la fin des mots qui n’en contiennent normalement pas. (Attention, il ne s’agit pas du « heu » qui marque l’hésitation.)

 

Il en existe une variante, encore plus « curieuse », celle d’ajouter des « an » ou des « in » ! Mais d’où vient ce mystérieux phénomène ? On a mis un nom sur ce drôle de tic : on l’appelle le « e » prépausal, et la tendance est telle que de nombreux linguistes l’étudient sérieusement, notamment Anita Berit Hansen, professeur de linguistique à l’université de Copenhague. Pour tout comprendre, regardez la vidéo ci-dessous…

« Alors-e, tu as aimé l’article-an ? »

Sons [s] et [z] : Né quelque part de Maxime Le Forestier

Né quelque part est une chanson de Maxime Le Forestier sortie en 1987.

On choi[z]it pas [s]es parents
On choi[z]it pas [s]a famille
On choi[z]it pas non plus
Les trottoirs de Manille
De Paris ou d’Alger
Pourapprendreà marcher
Être né quelque part
Être né quelque part
Pour [s]elui qui est né
C’est toujours un ha[z]ard

Ya des◡[z]oi[z]eaux d’ ba[s]e-cour
Et des◡[z]oi[z]eaux d’ pa[s]age
Ils [s]avent où [s]ont leurs nids
Qu’ils rentrent de voyage
Ou qu’ils re[s]tent chez◡[z]eux
Ils [s]avent où [s]ont leurs◡[z]œufs
Être né quelque part
Être né quelque part
[s]’est partir quand◡[t]on veut
Revenir quand◡[t]on part

Est-[s]e que les gens nai[s]ent égaux en droits
À l’endroit où ils nai[s]ent ?

Est-[s]e que les gens nai[s]ent égaux en droits
À l’endroit où ils nai[s]ent
Que les gens nai[s]ent pareils ou pas ?

On choi[z]it pas [s]es parents
On choi[z]it pas [s]a famille
On choi[z]it pas non plus
Les trottoirs de Manille
De Paris ou d’Alger
Pour◡apprendre◡à marcher

Je [s]uis né quelque part
Je [s]uis né quelque part
Lai[s]ez-moi [s]e repère
Ou je perds la mémoire

Est-[s]e que les gens nai[s]ent égaux en droits
À l’endroit où ils nai[s]ent
Que les gens nai[s]ent pareils ou pas ?
Est-[s]e que les gens nai[s]ent égaux en droits
À l’endroit où ils nai[s]ent
Que les gens nai[s]ent pareils ou pas ?

Phonétique : les nasales

Une chanson douce interprétée par Henri Salvador

Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J’écoutais_en m’endormant(liaison s sonore [z])
Cette chanson douce,
Je veux la chanter pour toi
Car ta peau est douce
Comme la mousse des bois.
La petite biche est aux_abois. (liaison s sonore [z])
Dans le bois se cache le loup,
Ouh, ouh, ouh ouh !
Mais le brave chevalier passa.
Il prit la biche dans ses bras.
La, la, la, la.
La petite biche,
Ce sera toi, si tu veux.
Le loup, on s’en fiche.
Contre lui, nous serons deux.
Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
Une chanson douce
Pour tous les petits_enfants(liaison s sonore [z])
Oh ! Le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle_est restée, (liaisons l [l])
à tout jamais.
La belle princesse
Avait tes jolis cheveux,
La même caresse
Se lit_au fond de tes_yeux(liaisons t puis s sonore [z])
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu’à la fin de ma vie,
Jusqu’à la fin de ma vie.

« Ce sont des chansons qui sont dans les gênes même si la jeune génération ne sait pas qui est forcément Henri Salvador » (Louis Chédid)

Henri Salvador, né à Cayenne en Guyane en 1917 et mort à Paris en 2008 est un chanteur français. Compositeur et guitariste, il joue dans des orchestres de jazz avant de commencer une longue carrière de chanteur en 1948. Artiste populaire, apprécié d’un large public, on lui doit de nombreuses chansons qui aujourd’hui encore demeurent dans les mémoires : Syracuse ; Maladie d’amour ; Une chanson douce connue aussi sous le nom de Le loup, la biche et le chevalier…

Bise ou pas bise ?

La bise pour se dire bonjour

Pour l’humoriste anglais Paul Taylor, la coutume française qui consiste à se faire la bise pour se dire bonjour est aberrante. Au travers de la vidéo ci-dessous, Taylor met en avant le dilemme de savoir s’il faut faire la bise ou serrer la main d’une femme que l’on rencontre pour la première fois, s’il faut faire une, deux, trois ou quatre bises, s’il faut commencer par la joue gauche ou celle de droite, ou encore s’il faut, sur son lieu de travail, faire la bise à tous ses collègues ou à personne pour n’attiser aucune jalousie.

La vérité sur la bise…

Dans l’Est de la France, on vous fera deux bises, en commençant généralement par la joue droite.
Dans le Sud de la France, on pratique soit 2, soit 3 bises, en commençant généralement par la joue gauche.
A Paris, dans tout le Bassin Parisien et en Picardie, vous aurez le droit à deux ou quatre bises, en commençant généralement par la joue gauche.
En Bretagne, dans la région de Brest, vous n’aurez qu’une bise…
Enfin, à Montpellier et dans la région du Gard, vous devrez faire 3 bises à la personne que vous saluerez.

Pour en savoir plus : 

http://rue89.nouvelobs.com/blog/americanmiroir/2012/07/24/la-bise-un-rituel-so-chic-qui-deroute-les-americains-228080

http://www.combiendebises.com

 

Les Français, sont-ils trop polis ?


Trop de formules de politesse.
Des fois [formule à éviter], même, entre deux étages, dans un ascenseur, tu peux en faire NEUF [9] des formules de politesse, tu sais !
Tu rentres.
« Bonjour… Pardon… Excusez-moi… Pardon ? Quel étage ? Deuxième. Merci. »
T’attends un peu.
« Oups ! Pardon. »
T’arrives. Les portes s’ouvrent.
« Excusez-moi, je veux sortir. C’est à moi de sortir. »
« Ben, oui, je vais vous laisser passer. »
« Ben, merci. »
« Attention… Pardon… Excusez-moi… Bonne journée ! »
« Ben vous aussi ! »
« Merci, au revoir, à bientôt, merci, pardon, oups ! »