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Enchaînements et liaisons (Partie 2)

  1. Les consonnes finales peuvent passer dans la syllabe qui suit. On parle alors d’enchaînement ou de liaison.

Ce soir, vous◡irez boire◡un verre◡ensemble. [sə-swar-vu-zi-re-bwa-rœ̃-vεr-rɑ̃sɑ̃bl]

L’enchaînement est le passage, dans la première syllabe du mot suivant, d’une consonne finale toujours prononcée.

Avec (on prononce le -c) Avecelle / Aveceux

Pour (on prononce le -r) Pourelle / Poureux

La liaison est le passage, dans la première syllabe du mot suivant, d’une consonne muette, donc jamais prononcée.

Sans (on ne prononce pas le -s) Sanselle / Sanseux
Moins (on ne prononce pas le -s) De moinsen moins
Chez (on ne prononce pas le -z) Chez
elle / Chezeux
Mais (on ne prononce pas le -s) Maisil se mità rire

Voir la leçon sur les liaisons particulières

Une même phrase peut être prononcée avec ou sans liaison (dans un français plus familier). Elle peuty aller à pied/ Elle peut y aller à pied.
Mes parents sont
arrivés hier. / Mes parents sont arrivés hier.

Les consonnes de liaison les plus fréquentes

La liaison en -z concerne les lettres s, x et z : Vousavez de la chance. J’ai dixans. Retournez-y dès que possible.
L’enchainement se fera en -s avec les consonnes s, x : C’est une grossearaignée. Nous sommes sixà table.

La liaison en -t concerne les lettres t et d : Petità petit. Il est huitheures. C’est un grandespace. Un pied-à-terre.
L’enchainement se fera en -d avec la consonne d : Une grandeamitié.

Les liaisons sont obligatoires, interdites ou facultatives.

Les liaisons sont obligatoires dans les cas suivants :

Pronom sujet + verbe (Nous◡irons, vous◡êtes, elle◡arrive…)
Verbe + pronom sujet (Entend-on ? Sait-elle ? Connaît-il ?)
Complément + verbe (On◡en◡a assez…)
Complément + pronom (Je vous◡en prie, tu nous◡en offriras, je vous◡y conduis…)
Déterminant + nom (Sonanimal, uneffort, nosenvies, quelquesidées, toninstinct…)
Adjectif + nom (De gros◡ennuis, un grand◡arbre, un petit◡enfant…)
Adverbe monosyllabique + adjectif (Très◡utile, plus◡avancé, moins◡élancé, mieux◡informé, bien◡arrivé, trop◡évasif…)
Préposition monosyllabique + groupe nominal (Dansune seconde, chezun voisin, sousun dossier, avecuneamie…)
Quand + pronom sujet (Quandonaime, quandil chante, quandelle danse…)
Dont + pronom sujet ( ce donton parle, dont il faut…)

Les liaisons sont interdites dans les cas suivants :

Après « Et » (Et#ils répètent en chœur)
Mot interrogatif + verbe (Quand#arrive-t-elle ? Comment#as-tu fait ? Combien#en as-tu ?)
Exceptions : Comment◡allez-vous, quand est-ce que …)
Devant un -h aspiré (Les#héros, un#hibou, en#haut, le#Honduras, un#Hongrois…)
Déterminant + huit, onze (Les#huit assiettes, les#onze joueurs…)
Nom au singulier + adjectif (unanimal#agressif, une maison#accueillante…)
Exception : un◡accent◡aigu
Prénom ou groupe nominal sujet + verbe (Louis#a ri, le train#arrive, ma grande sœur#estarrivée…)
Pronom non monosyllabique + verbe (Certains#ont cru, plusieurs#aiment, quelqu’un#a…)
Verbe et sujet inversé + groupe verbal (Peut-on#interdire, sais-tu#écrire, vont-elles#accepter…)

Les liaisons autorisées, facultatives

Nom au pluriel + adjectif (Les livres illustrés, certains regards amusés, des yeux écartés, des figures étonnées…)
Verbe + verbe (Elleest arrivée, ilest entré, ilétait une fois, nousallions oublier…)
Verbe + complément / adverbe (il◡est encore en retard, elle sourit aux clients, elles dorment encore…)
Après Mais (Mais il continue, mais on préfère…)
Après un adverbe non monosyllabique (assez abordable, extrêmement important, entièrement aménageable…)
Après une préposition non monosyllabique (depuis un siècle, avant un orage, depuis un an, devant elle, durant une année, pendant uneheure…)
Après pas/plus/rien (Rien à faire, pas assez, plus ou moins…)

Écoutez la différence entre enchaînement et la liaison

Les enfants dorment encore / Les enfants dormentencore
Ils rêvent ensemble / Ils rêventensemble

Alternance phonétique [ə] et [ε]

L’alternance phonétique [ə] et [ε] se remarque dans la conjugaison de certains verbes français.

Conjugaison des verbes
Acheter [aʃte]
J’achète [ʒaʃεt]
Tu achètes [ty.aʃεt]
Il/elle◡achète [il/εlaʃεt]
Nous◡achetons [nu.zaʃtɔ̃]
Vous◡achetez [vu.zaʃte]
Ils/elles◡achètent [il/εl.zaʃεt]
Appeler [aple]
J’appelle [ʒapεl]
Tu appelles [ty.apεl]
Il/elle◡appelle [il/εlapεl]
Nous◡appelons [nu.zaplɔ̃]
Vous◡appelez [vu.zaple]
Ils/elles◡appellent [il/εl.zapεl]
Epeler [eple] son nom.
J’épelle [ʒepεl] mon nom.
Tu épelles [ty.epεl] ton nom.
Il/elle◡épelle [il/εlepεl] son nom.
Nous◡épelons [nu.zeplɔ̃] notre nom.
Vous◡épelez [vu.zeple] votre nom
Ils/elles◡épellent [il/εl.zepεl] leur nom.
Jeter [ʒəte]
Je jette [ʒeʒεt]
Tu jettes [ty.ʒεt]
Il/elle jette [il/εlʒεt]
Nous jetons [nu.ʒ(ə)tɔ̃]
Vous jetez [vu.ʒ(ə)te]
Ils/elles jettent [il/εl.ʒεt]

Enchaînements et liaisons (Partie 1)

Enchaînements et liaisons avec un groupe de consonnes -r + consonne :

Nord-Est, Nord-Ouest…

-RD
– Nord-Est [nɔrεst] / Nord-Ouest [nɔrwεst]
– Nord-Africain [nɔrafrikε̃]
– Nord-Américain [nɔramerikε̃]
– Un lourd◡animal [œ̃luranimal]
– Sourd◡et muet [suremɥε]
– Un motard heureux [œ̃mɔtarɶrø]
– Un regard étonné [œ̃rəgaretɔne]

Mais on dira :
– Une lourde◡amende [ynlurdamɑ̃d]
– Sourde◡et muette [surdemɥεt]

Vers elle, cours avec lui…


-RS
– Vers◡elle [vεrεl]
– Cours◡avec lui. [kuravεklɥi]
– Pars◡avec elle. [paravεkεl]
– A travers◡une fenêtre [atravεrynfənεtr]
Toujoursest-il que… [tuʒurεtilkə]
– Il◡est toujours◡à se plaindre. [ilεtuʒurasəplε̃dr]
– Je suis toujours◡en retard. [ʒəsɥituʒurɑ̃rətar]
– Nous trouverons toujours◡un moyen. [tuʒurœ̃mwajε̃]
– Il fait toujours◡aussi froid ! [tuʒurosifrwa]
– Je peux toujours◡en◡avoir besoin. [tuʒurɑ̃navwarbəzwε̃]
– Tu peux toujours◡essayer. [tuʒureseje]
– Ils n’ont pas◡été toujours◡aussi gentils. [tuʒurosiʒɑ̃ti]
Enverset contre tous ! [ɑ̃vεrekɔ̃trətus]
– Envers◡eux / elles [ɑ̃vεrø/εl]
– Cinq◡heures◡et demie [sε̃kœredmi]

Mais on dira :
– Le TiersEtat [tjεrzeta]

Vert amande, vert anis…

-RT
– Vert◡amande [vεramɑ̃d] / Vert◡anis [vεrani]
À partentière [aparɑ̃tjεr]
– Prendre part◡à quelque chose [parakεlkəʃoz]   
De parten part [dəparɑ̃par]
– Un court◡instant [œ̃kurε̃stɑ̃]
– Un départ◡annoncé [deparanɔ̃se]
– Ouvert◡ou fermé ? [uvεrufεrme] 
– On part◡avec◡eux. [ɔ̃paravεkø]
– Mort◡en direct [mɔrɑ̃dirεkt]
– Elle sort◡avec ses◡amis. [εlsɔravεksezami]
– Donner tort◡à quelqu’un. [tɔrakεlkœ̃]
À tortou à raison [tɔruarεzɔ̃]
À tortet à travers [tɔreatravεr]

Mais on dira :
– Une courte◡expérience [ynkurtεksperjɑ̃] / une courte◡attente
[ynkurtatɑ̃t]
– Sort-elle souvent ? [sɔrtεl]
– Part-il tôt le matin ? [partil]
– Court-on vite ou lentement ? [kurtɔ̃]
– Un arc-en-ciel [arkɑ̃sjεl]
– Un porc-épic [pɔrkepik] (pluriel porcs-épics)
De partet d’autre [dəpartedotr]   

Le ə muet ou schwa

Boulangerie, médecin, événement…

Le -e [ə] peut disparaître à la condition qu’il ne crée pas un groupe de consonnes complexe difficilement prononçable.

Si nous prenons comme exemple le verbe revenir, on se rend compte que la disparition du -e [ə] situé entre le -v et le -n facilite la pronon-ciation du mot : [rəvnir].

Cette règle est valable pour tous les mots de la langue française. On peut donc avancer l’idée qu’un -e [ə] situé entre 1 consonne et 1 autre consonne : C[ə]C disparait à l’oral.

Boulangerie [bulɑ̃ʒri] ; médecin [medsε̃] ; événement [evεnmɑ̃] ; seulement [sɶlmɑ̃]

Pour les autres cas de figure, la disparition du -e [ə] peut s’avérer impossible à moins de créer un groupe consonantique imprononçable. En règle générale, le -e [ə] ne disparaît pas lorsqu’il est précédé de 2 consonnes et suivi de 1 consonne : CC[ə]C ne peut pas disparaître à l’oral.

Appartement [apartəmɑ̃] ; gouvernement [guvεrnəmɑ̃] ; brusquement [bryskəmɑ̃] ; partenaire [partənεr]

On note également que le [ə] ne peut pas disparaître dans le pronom « le » lorsque sa position est à la fin d’un groupe (par exemple à l’impératif) ou qu’il précède un mot commençant par un -h aspiré.

Ex. Le hibou. Pose-le ici.

D’autre part, on évite de créer des confusions dans quelques cas : Dehors qui deviendrait Dors ou D’or. Pelage qui deviendrait Plage.

Veillez à respecter cette règle quand le -e [ə] à la fin d’un mot est précédé de 2 consonnes et suivi de 1 consonne. Ex. Le risque zéro n’existe pas. [lə.risk[ə]zero.nεgzist[ə].pa]
En voici d’autres exemples :

Le merle moqueur CC[ə]C
Un meurtre sordide CC[ə]C
Un arbre feuillu. CC[ə]C
Un large progrès CC[ə]C
La verte prairie CC[ə]C
Vivre dans la joie CC[ə]C
Un ocre rouge CC[ə]C
L’aigle des montagnes CC[ə]C
Un coffre-fort CC[ə]C
Quatre points CC[ə]C
Un cadre supérieur CC[ə]C
Un orque blanc et noir CC[ə]C
Quelque chose CC[ə]C
Une marche blanche CC[ə]C
Un charme fou CC[ə]C
Le cercle des poètes disparus CC[ə]C
Un texte poétique CC[ə]C
Les Alpes de Haute-Provence CC[ə]C
Le Golfe du Morbihan CC[ə]C
Un axe majeur CC[ə]C
Au rythme du djembé CC[ə]C
Le Ministre de la Santé CC[ə]C
L’ordre des choses CC[ə]C
Les muscles du dos CC[ə]C


Pour éviter que trois consonnes se suivent et ne créent un groupe inprononçable, on crée un -e [ə] à l’oral :

Un ours brun [œ̃nurs[ə]brœ̃]
Des mœurs spéciales [demɶrs[ə]spesjal] (si l’on prononce le « s » de mœurs, les deux étant possibles.)

Il me manque des exemples pour ce dernier type de cas, merci de m'aider à enrichir ce billet si vous en trouvez d'autres... :)

Liaisons avec les voyelles nasales


Les liaisons avec « il y a » / « il y en a » …

Il y a, il y a eu…

Il◡y◡a  / Il◡y◡a eu / Il◡y en◡a / Il◡y en◡a un / Il◡y en◡a eu un
Qu’y◡a-t-il ?
Il◡y◡a quelqu’un ? Y a-t-il quelqu’un ?

Les liaisons avec en-an / un / on

En en vendant un et en en achetant un…

En◡en◡vendant un et en◡en◡achetant un, on◡est contents ! En◡un◡an / En◡un◡an, on◡en◡a eu.
En◡un◡an, on◡en◡a eu un.
Un◡instant / En◡un◡instant / En◡un court◡instant
De la chance, on◡en◡a, on n’en◡a pas. Pourquoi en◡a-t-on ?On◡en◡a parlé lundi. On n’en◡a jamais parlé.
En◡a-t-on parlé lundi ? N’en◡a-t-on jamais parlé ?
On◡en◡a un. On◡en◡a encore◡un◡autre.
En◡a-t-on un ? En◡a-t-on encore un◡autre ?

On en apprend tous les jours…


On◡en◡apprend tous les jours. En◡apprend-on tous les jours ?
On◡en◡a mis un de côté. En◡a-t-on mis un de côté ?
On◡n’en◡entend jamais parler. N’en◡entend-on jamais parler ?
On◡en◡entend de temps◡en temps. En◡entend-on de temps en temps ?
Sitôt qu’on◡en◡ôte un, on marche plein d’entrain.
En◡en◡ôtant un, on marche plein d’entrain.

Le blanc dindon de Ionesco

Le blanc dindon de Ionesco

Jean : Dans la basse-cour, depuis dimanche, le blanc dindon dont ta tante et toi vous me fîtes don, lundi dernier, fait la cour à la dinde blanche de mon cousin fils d’oncle Aron.

Gaston : Ce n’était pourtant pas un lundi, mais bien un vendredi que moi, Gaston, ton cousin, je te fis don d’un blanc dindon dont tu m’apprends qu’il fait la cour, dans la basse-cour, à la blanche dinde dont te fit don l’autre cousin, fils d’oncle Aron, mari de la tante Angèle que tant tu aimes.

Jean : Gaston !

Gaston : Hein ?

Jean : Gaston, entends-tu, ne trouves-tu pas que cette conversation pour apprendre à prononcer le son « on », le son « an », le son « in », à l’air con ?

Gaston : Jean, tu as raison. Abstenons-nous en donc. Quand nous reverrons-nous ?

Jean : un de ces lundis !

La confusion entre [ø], [ɶ] et [ɔ], [o]

[ø] est une voyelle antérieure (la langue vers l’avant de la bouche), mi-fermée (aperture ou ouverture moyennement fermée de la bouche) et arrondie (les lèvres sont rondes mais moins tendues que pour le son [ə]).
[ɶ] est une voyelle antérieure (la langue vers l’avant de la bouche), mi-ouverte (aperture ou ouverture moyennement ouverte de la bouche) et arrondie (attention les lèvres sont très légèrement rondes).
[Ɔ] est une voyelle postérieure (la langue se rétracte vers le fond ou l’arrière de la bouche mais ne se lève pas comme pour le o fermé [o]), mi-ouverte (aperture ou ouverture moyennement ouverte de la bouche) et arrondie (les lèvres sont très rondes).
[O] est une voyelle postérieure (la langue se rétracte vers l’arrière de la bouche et se rapproche du palais), mi-fermée (aperture ou ouverture presque fermée de la bouche) et arrondie (les lèvres sont très rondes).

Beurre, bord, buteur, butor, cheveux, chevaux…


beurre [bɶr]        bord [bɔr]
buteur [bytɶr] butor [bytɔr]
cheveu(x) [ʃvø] [ʃəvø] chevaux [ʃvo] [ʃəvo]
cœur [kɶr]   corps / cor [kɔr]
collecteur [kɔlεktɶr]collector [kɔlεktɔr]
deux [dø] dos [do]
d’heure [dɶr] dort / d’or / d’ores [dɔr]
en chœur [ɑ̃kɶr] encore / Ankor [ɑ̃kɔr]
épagneul [epaɲɶl] espagnol [εspaɲɔl]
feu [fø] faux [fo]
fleur [flɶr] flore [flɔr]
honneur [ɔnɶr]             au nord [onɔr]    
horreur [ɔrɶr] Aurore [ɔrɔr]
jeune [ʒɶn] jaune [ʒon]
l’heure [lɶr]                     l’or [lɔr]  
majeur [maʒɶr] major[maʒɔr]
menteur [mɑ̃tɶr]  mentor [mɑ̃tɔr]
meurt [mɶr] / mœurs [mɶr(s)] mort / maure [mɔr] / morse
[mɔrs]
moniteur [mɔnitɶr]monitor [mɔnitɔr]
Peul / Peule [pøl] Paul [pɔl]/ Paule / Pôle [pol]
peur [pɶr] porc / port / pore [pɔr]
saveur [savɶr] dévore [devɔr]
seigneur [sεɲɶr] senior [senjɔr]
Seul / Seule [sɶl] Sol [sɔl] / Saule [sol]
sœur [sɶr] sort [sɔr]
teneur [tənɶr]ténor [tenɔr]
treize heures [trεzɶr] trésor [trezɔr]

Apprendre à distinguer les homophones

Les homophones se prononcent de la même façon, même s’il n’ont pas obligatoirement la même orthographe. Apprenez à les distinguer car ceux-ci n’ont pas la même signification lorsqu’ils possèdent un genre différent (féminin/masculin).

Une course, des courses…

1. Une course [yn.kurs]Des courses [de.kurs]
2. Une crêpe [yn.krεp]Un crêpe [œ̃.krεp]
3. Une livre [yn.livr]Un livre [œ̃.livr]
4. Une manche [yn.mɑ̃ʃ]Un manche [œ̃.mɑ̃ʃ]
5. Une mémoire [yn.memwar]Un mémoire [œ̃.memwar]
Des mémoires [de.memwar]
6. Une mode [yn.mɔd]Un mode [œ̃.mɔd]
7. Une moule [yn.mul]Un moule [œ̃.mul]
8. Une mousse [yn.mus]Un mousse [œ̃.muss]
9. Une pendule (Tic tac !)
[yn.pɑ̃dyl]
Un pendule [œ̃.pɑ̃dyl]
10. La Poste [la.pɔst]Un poste [œ̃.pɔst]
11. Une somme [yn.sɔm]Un somme [œ̃.sɔm]
12. Une tour [yn.tur]Un tour [œ̃.tur]
13. Une vase [yn.vaz]Un vase [œ̃.vaz]
14. Une voile [yn.vwal]Un voile [œ̃.vwal]
15. Une solde [yn.sɔld] Un solde [œ̃.sɔld]
  1. Faire des courses : Le terme course désigne une épreuve sportive, mais aussi les déplacements pour assurer la pérennité d’un foyer (nourriture, confort…). On utilise l’expression « faire des/les courses » quand on se rend par exemple au supermarché.

2. Faire des crêpes : Le 2 février, jour de la Chandeleur, les Français mangent traditionnellement des crêpes. Leur forme ronde et leur couleur dorée représentent à la fois le soleil et le grand retour de la lumière. N’oublions pas que les jours commencent à rallonger en février.

4. Une manche est la partie d’un vêtement qui entoure le bras.

La manche d’une veste

Un manche est la partie d’un instrument ou d’un outil par laquelle on le tient (ex. manche à balai, manche d’un couteau, manche d’un marteau…).

5. Des mémoires sont une œuvre littéraire qui retrace le récit de sa propre vie.

7. Une moule est un coquillage comestible qui vit à l’état naturel fixé sur des rochers.

Recette des moules marinières

Un moule est un récipient qui permet le moulage et le démoulage des préparations culinaires telles que gâteaux, cakes…

9. Un pendule est un objet qui oscille sous l’effet de forces variées.

11. Faire un somme est l’équivalent de faire une sieste.

12. Faire un tour signifie faire une promenade.

13. La vase est un sédiment meuble fortement humide dans laquelle on s’enfonce plus ou moins.

La vase d’un marécage

14. Faire de la voile signifie faire du bateau, naviguer…

15. Une solde est le salaire du militaire.

Commercialement parlant, les soldes (masculin pluriel) consistent à vendre des surplus en baissant le prix.

Assimilation du son


Lorsqu’on parle vite, et dans un temps très court, on a tendance à modifier certains sons sans vraiment s’en rendre compte. C’est un phénomène courant en français mais aussi dans beaucoup d’autres langues. Le français est une succession de mots phoniques à l’intérieur desquels on assimile des sons.

En prononçant rapidement, les phonèmes influent sur d’autres phonèmes. Lorsque deux consonnes sont en contact direct à la jonction de deux syllabes, elles interagissent l’une sur l’autre.

Par exemple, dans le mot « obsession », sous l’influence de la consonne sourde s, la consonne sonore b va se transformer en p consonne sourde. Obsession [ɔbsesjɔ̃] se prononcera [ɔpsesjɔ̃].

Rappel : Une consonne sonore ou voisée, est une consonne articulée avec vibration des cordes vocales, contrairement à une consonne sourde ou non voisée, articulée sans vibrations.
Les consonnes sourdes s’opposent à leur contrepartie sonore : p/b – t/d –
f/v – s/z – k/g.

Au sein d’un même mot, la consonne en position finale agit sur la consonne en position initiale. En d’autres termes, si une consonne sourde suit une consonne sonore, cette dernière se transformera en consonne sourde. (On parle alors d’assourdissement.)

Observer [ɔbsεrve ] => [ɔpsεrve].
Absence [absɑ̃s] => [apsɑ̃s].
Abstrait [abstrε] => [apstrε].
Obtenir [ɔbtənir] => [ɔptənir].
Subtil [sybtil] => [syptil].
decine [medsin] => [metsin]

Prenons d’autres exemples où sous l’influence d’une consonne sonore, une consonne sourde se transforme en consonne sonore. (On parlera dans ce cas précis de sonorisation.)

Chef de vente [ʃεfdəvɑ̃t] => [ʃεvdəvɑ̃t]
Anecdote [anɛkdɔt] => [anɛɡdɔt]
Docteur [dɔktɶr] => [dɔgtɶr]
Paquebot [pakbo] => [pagbo]

En résumé, on parle d’assimilation du son, lorsque qu’une consonne sonore « sonorise » la consonne sourde qui la précède ou quand une consonne sourde « assourdit » une consonne sonore.

Le tréma ¨

Le tréma  « ¨ » désigne les deux petits points que l’on place au-dessus de certaines voyelles. Il se place sur la deuxième voyelle et sert à indiquer qu’il faut la prononcer séparément. Par exemple, le mot « maïs » se prononce [ma.is] et non mais [mɛ].

Naïf / La Jamaïque / Les Caraïbes / Thaïlande / Taïwan / Moïse / inouï / Noël / Joël / une coïncidence / archaïque / héroïne / thyroïde / stoïque / tabloïd / mosaïque / maïs …

Toutefois, pour les mots féminins suivants, le tréma est placé sur un e muet  :

Aigu (masculin) / aiguë (féminin) [e.gy]

Ambigu (masculin) ambiguë (féminin) [ɑ̃.bi.gy]

Contigu (masculin) / contiguë (féminin) [kɔ̃.ti.gy]

Exigu (masculin) / exiguë [ɛg.zi.gy]

Le mot féminin ciguë [si.gy] (plante herbacée toxique) :

La ciguë (Conium maculatum) est très toxique, elle a empoisonné Socrate en 399 avant J.-C. (source : Wikipédia)

Attention, le mot « monoï » ne se prononce pas [mɔ.nɔ.i] mais [mɔ.nɔj]. Idem pour les mots « thaï » [taj], « raï » [raj] (musique).