Yasmina Reza


Écrivain français (Paris 1959).

Cette pièce Art est écrite en 1994 pour les comédiens Arditi, Vaneck et Luchini. Représentée à la comédie des Champs Elysées, elle connait un triomphe. La pièce de théâtre reçoit deux Molières : celui du meilleur spectacle privé et celui du meilleur auteur.
Art est l’histoire de trois amis de longue date, Serge, Marc et Yvan. qui se retrouvent autour de l’achat d’un tableau contemporain, un tableau blanc.

L’extrait ci-dessous est le début de la pièce, moment où Serge montre le tableau qu’il a acheté à son ami Marc.

Marc, seul.
Marc : Mon ami Serge a acheté un tableau.
C’est une toile d’environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux.
Mon ami Serge est un ami depuis longtemps. C’est un garçon qui a bien réussi, il est médecin dermatologue et il aime l’art.
Lundi, je suis allé voir le tableau que serge avait acquis samedi mais qu’il convoitait depuis plusieurs mois.
Un tableau blanc, avec des liserés blancs. 

Chez serge.
Posée à même le sol, une toile blanche, avec de fins liserés blancs transversaux.
Serge regarde, réjoui, son tableau.
Marc regarde le tableau.
Serge regarde Marc qui regarde le tableau.
Un long temps où tous les sentiments se traduisent sans mot.

Marc : Cher ?
Serge : Deux cent mille.
Marc : Deux cent mille ?….
Serge : Handtington me le reprend à vingt-deux.
Marc : qui est-ce ?
Serge : Handtington ?!
Marc : Connais pas.
Serge : Handtington ! La galerie Handtington !
Marc : La galerie Handtington te le reprend à vingt-deux ?….
Serge : Non, pas la galerie. Lui. Handtington lui-même. Pour lui.
Marc : Et pourquoi ce n’est pas Handtington qui l’a acheté ?
Serge : Parce que tous ces gens ont intérêt à vendre à des particuliers. Il faut que le marché circule.
Marc : Ouais…
Serge : Alors ?
Marc : …
Serge : Tu n’es pas bien là. Regarde-le d’ici. Tu aperçois les lignes ?
Marc : Comment s’appelle le…
Serge : Peintre. Antrios.
Marc : Connu ?
Serge : Très. Très !
Un temps.
Marc : Serge, tu n’as pas acheté ce tableau deux cent mille francs ?
Serge : Mais mon vieux, c’est le prix. C’est un ANTRIOS !
Marc : Tu n’as pas acheté ce tableau deux cent mille francs !
Serge : J’étais sûr que tu passerais à côté.
Marc : Tu as acheté cette merde deux cent mille francs ?!

Serge, Comme seul.
Serge : Mon ami Marc, qui est un garçon intelligent, garçon que j’estime depuis longtemps, belle situation, ingénieur dans l’aéronautique, fait partie de ces intellectuels, nouveaux, qui, non content d’être ennemis de la modernité, en tirent une vanité incompréhensible.
Il y a depuis peu, chez l’adepte du bon vieux temps, une arrogance vraiment stupéfiante. 

Art, Yasmina Reza, 1994

Les feuilles mortes

Jacques Prévert parle avec nostalgie et mélancolie d’un amour perdu. Ce poème, écrit en 1945, a été repris en musique par différents artistes : Dalida, Grace Jones, Juliette Gréco, Iggy Pop, Lambert Wilson, Franck Sinitra… « Les Feuilles mortes » est interprétée par Yves Montand en 1949. Qui n’a jamais fredonné cette chanson culte ?

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes [suvjεn],
Des jours◡heureux [z-ɶrø] quand nous◡étions◡amis,
En ce temps-là, la vie était plus belle [bεl],
Et le soleil [sɔlεj] plus brûlant qu’aujourd’hui [k-oʒurdɥi].

Les feuilles [fɶj] mortes se ramassent◡à la pelle [pεl],
Tu vois je n’ai pas◡oublié.
Les feuilles mortes se ramassent◡à la pelle,
Les souvenirs [suv(ə)nir] et les regrets [rəgrε]◡aussi.

Et le vent [vɑ̃] du nord [nɔr] les◡emporte [z-ɑ̃pɔrtə],
Dans la nuit froide de l’oubli.
Tu vois, je n’ai pas◡oublié [zublije],
La chanson [ʃɑ̃sɔ̃] que tu me chantais.

C’est◡une chanson, qui nous ressemble [rəsɑ̃blə],
Toi tu m’aimais et je t’aimais.
Nous vivions tous les deux◡ensemble,
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.

Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement [dus(ə)mɑ̃], sans faire de bruit [brɥi].
Et la mer efface sur le sable,
Les pas des◡amants désunis [dezyni].

Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement [dus(ə)mɑ̃], sans faire de bruit [brɥi].
Et la mer efface sur le sable,
Les pas des◡amants désunis [dezyni].

Version originale : Yves Montand

Version jazz : Iggy Pop

Paris : noms des stations de métro

Denfert Rochereau, Barbès Rochechouart, Bir Hakeim, Richelieu Drouot, Ranelagh,  Faidherbe  Chaligny,  Ourcq…  Si la lecture de ces noms vous donnent la chair de poule, je vous conseille alors d’écouter les audios ci-dessous et de répéter après moi : Dans fer Roche Rot, Bar baisse Rocheux Choir… 😉

Abbesses
Adolphe Chérioux
Alésia
Alexandre Dumas
Alma – Marceau
Anatole France
Anvers Sacré-Cœur
Argentine
Arts et Métiers
Asnières – Gennevilliers Les Courtilles
Assemblée nationale
Aubervilliers – Pantin – Quatre Chemins
Avenue Émile-Zola
Avron

Balard
Barbès – Rochechouart
Basilique de Saint-Denis Hôtel de Ville
Bastille
Bel-Air
Belleville
Bérault
Bercy
Bibliothèque François-Mitterrand
Billancourt
Bir-Hakeim
Blanche
Bobigny – Pablo Picasso Préfecture – Hôtel du Département
Bobigny – Pantin – Raymond Queneau
Boissière
Bolivar
Bonne-Nouvelle
Botzaris
Boucicaut
Boulogne – Jean Jaurès Boulogne-Billancourt
Boulogne – Pont de Saint-Cloud
Bourse
Bréguet – Sabin
Brochant
Butte Montmartre
Buttes Chaumont
Buzenval

Cadet
Cambronne
Campo-Formio
Cardinal Lemoine
Carrefour Pleyel
Censier – Daubenton
Champs-Élysées – Clemenceau Grand Palais
Chardon-Lagache
Charenton – Écoles Place Aristide Briand
Charles de Gaulle – Étoile
Charles Michels
Charonne
Château de Vincennes
Château d’Eau
Château Rouge
Château-Landon
Châtelet
Châtillon-Montrouge
Chaussée d’Antin – La Fayette
Chemin Vert
Chevaleret
Cité
Cluny – La Sorbonne
Colonel Fabien
Commerce
Concorde
Convention
Corentin Cariou
Corentin Celton
Corvisart
Cour Saint-Émilion
Courcelles
Couronnes
Courteline
Créteil
Crimée
Croix de Chavaux
Danube
Daumesnil
Denfert-Rochereau
Dugommier
Dupleix
Duroc

École Militaire
École vétérinaire de Maisons-Alfort
Edgar Quinet
Église d’Auteuil
Église de Pantin
Esplanade de La Défense
Étienne Marcel
Europe
Exelmans 

Faidherbe – Chaligny
Falguière
Félix Éboué
Félix Faure
Filles du Calvaire
Fort d’Aubervilliers
Franklin D. Roosevelt

Gabribaldi
Gabriel Péri
Gaité
Gallieni Parc de Bagnolet
Gambetta
Gare d’Austerlitz
Gare de l’Est
Gare de Lyon
Gare du Nord
George V
Glacière
Goncourt Hôpital Saint-Louis
Grands Boulevards
Guy Môquet
Havre – Caumartin
Hoche
Hôtel de Ville
Iéna
Invalides
Jacques Bonsergent
Jasmin
Jaurès
Javel – André Citroën
Jourdain
Jules Joffrin
Jussieu

Kléber
La Chapelle
La Courneuve – 8 Mai 1945
La Défense Grande Arche
La Fourche
La Motte-Picquet – Grenelle
La Muette
La Tour-Maubourg
Lamarck – Caulaincourt
Laumière
Le Kremlin-Bicêtre
Le Peletier
Ledru-Rollin
Léon Blum
Les Agnettes
Les Gobelins
Les Halles
Les Sablons Jardin d’Acclimatation
Liberté
Liège
Louis Blanc
Louise Michel
Lourmel
Louvre – Rivoli

Mabillon
Madeleine
Mairie de Clichy
Mairie de Montreuil
Mairie de Montrouge
Mairie de Saint-Ouen
Mairie des Lilas
Mairie d’Issy
Mairie d’Ivry
Maison Blanche
Maisons-Alfort
Malakoff
Malesherbes
Maraîchers
Marcadet – Poissonniers
Marcel Sembat
Marx Dormoy
Maubert – Mutualité
Ménilmontant
Michel Bizot
Michel-Ange – Auteuil
Mirabeau
Miromesnil
Monceau
Montgallet
Montparnasse – Bienvenüe
Mouton-Duvernet
Musée d’Orsay
Nation Place des Antilles
Nationale
Notre-Dame-de-Lorette
Notre-Dame-des-Champs
Oberkampf
Odéon
Olympiades
Opéra
Ourcq

Palais Royal – Musée du Louvre
Parc de la Villette
Parmentier
Passy
Pasteur
Pelleport
Père Lachaise
Pereire
Pernety
Philippe Auguste
Picpus
Pierre et Marie Curie
Pigalle
Place de Clichy
Place des Fêtes
Place d’Italie
Place Monge Jardin des Plantes – Arènes de Lutèce
Plaisance
Poissonnière
Pont de Levallois – Bécon
Pont de Neuilly
Pont de Sèvres
Pont Neuf
Pont-Marie Cité des Arts
Porte Dauphine
Porte d’Auteuil
Porte de Bagnolet
Porte de Champerret
Porte de Charenton
Porte de Choisy
Porte de Clichy
Porte de Clignancourt
Porte de la Chapelle
Porte de la Villette
Porte de Montreuil
Porte de Pantin
Porte de Saint-Cloud Parc des Princes
Porte de Saint-Ouen
Porte de Vanves
Porte de Versailles Parc des Expositions de Paris
Porte de Vincennes
Porte des Lilas
Porte d’Italie
Porte d’Ivry
Porte Dorée
Porte d’Orléans
Porte Maillot
Pré Saint-Gervais
Pyramides
Pyrénées
Quai de la Gare
Quai de la Rapée
Quatre-Septembre         

Rambuteau Centre Georges Pompidou
Ranelagh
Raspail
Réaumur – Sébastopol
Rennes
République
Reuilly – Diderot
Richard-Lenoir
Richelieu – Drouot
Riquet
Robespierre
Rome
Rue de la Pompe Avenue Georges Mandel
Rue des Boulets
Rue du Bac
Rue Saint-Maur
Saint-Ambroise
Saint-Augustin
Saint-Denis – Aubervilliers Front Populaire
Saint-Denis – Porte de Paris Stade de France
Saint-Denis Université
Saint-Fargeau
Saint-François Xavier
Saint-Georges
Saint-Germain-des-Prés
Saint-Jacques
Saint-Lazare
Saint-Mandé
Saint-Marcel
Saint-Michel
Saint-Paul Le Marais
Saint-Philippe du Roule
Saint-Placide
Saint-Sébastien – Froissart
Saint-Sulpice
Ségur
Sentier
Sèvres – Babylone
Sèvres – Lecourbe
Simplon
Solférino
Stalingrad
Strasbourg – Saint-Denis
Sully-Morland

Télégraphe
Temple
Ternes
Tolbiac
Tour Eiffel
Trinité – d’Estienne d’Orves
Trocadéro
Tuileries
Vaneau
Varenne
Vaugirard
Vavin
Victor Hugo
Villejuif – Léo Lagrange
Villejuif – Louis Aragon
Villiers
Volontaires
Voltaire
Wagram

Les 10 stations de métro où personne ne va… Même Lorànt Deutsch n’ose pas y aller.

 

Noms des villes de France

La prononciation des noms de villes ne possède pas de règle établie. Chaque ville a donc une prononciation qui lui est propre. Si vous ne rencontrez pas de problème pour prononcer les noms de Paris, Lyon, Marseille, qu’en est-il de certaines villes ? A vous de le découvrir…

Par ordre alphabétique :

Abbeville [abvil]
Agen [aʒε̃]
Aix-en-Provence [εksɑ̃prɔvɑ̃s]
Ajaccio [aʒaksjo]
Amiens [amjε̃]
Angers [ɑ̃ʒe]
Angoulême [ɑ̃gulεm]
Annecy [ansi]
Arras [aras]
Auxerre [osεr]
Avignon [aviɲɔ̃]
Avoriaz [avɔria]

Beauvais [bɔvε]
Belfort [bεlfɔr]
Besançon [bəzɑ̃sɔ̃]
Bordeaux [bɔrdo]
Bourg-en-Bresse [burkɑ̃brεs]
Brest [brεst]

Caen [kɑ̃]
Cannes [kan]
Cassis [kasi]
Chambéry [ʃɑ̃beri]
Chamonix [ʃamɔni] 
Clermond-Ferrand [klɛrmɔ̃ferɑ̃]

Dijon [diʒɔ̃]
Dunkerque [dœ̃kεrk]

Grenoble [grənɔbl]

La Rochelle [la rɔʃεl]
Le Havre [lə’avr]
Le Mans [ləmɑ̃]
Lille [lil]
Limoges [limɔʒ]
Lyon [ljɔ̃]

Marseille [marsεj]
Metz [mεs]
Montpellier [mɔ̃pəlje] ou [mɔ̃pelje]
Mulhouse [myluz]

Nancy [nɑ̃si]
Nantes [nɑ̃t]
Nice [nis]
Nîmes [nim]

Orléans [ɔrleɑ̃]
Pau [po]
Perpignan [pεrpiɲɑ̃]
Pont-Aven [pɔ̃tavɛn]

Quend [kɛ̃]
Reims [ʀɛ̃s]
Rennes [rεn]
Rouen [ruɑ̃]

Saint-Etienne [sε̃tetjεn]
Strasbourg [strasbur]
Toulouse [tuluz]
Tours [tur]
Vaulx-en-Velin [vo ɑ̃ vəlɛ̃]
Versailles [vεrsaj]

Mettre le bon accent sur la lettre « e » quand c’est nécessaire

RÈGLE GÉNÉRALE : On ne met jamais d’accent sur un « e » suivi de deux consonnes – identiques ou différentes – ou d’un « x » qui correspond souvent à [ks] ou [gz].

Exemples : un escargot [εskargo], essuyer [esɥije], une erreur [εrɶr], un effort [efɔr], un examen  [εgzamε̃], un exercice [εgzεrsis], Mexique [mεksik] …

Note importante : Les groupes consonantiques bl, br, cl, ch, cr, dr, gl, gr, ph, pl, pr, tr… comptent pour une seule unité car les deux consonnes sont indissociables.

Ex. éphémère

Par conséquent, la lettre « e » suivie d’un groupe consonantique sera coiffée d’un accent pour faire un [e] (é fermé) ou [ε] (è ouvert).

Remarques :

  • La lettre e + 2 consonnes fait le son [ε] ou plus rarement le son [e]
  • Je note également que la lettre « e » suivie de deux consonnes ne fait pas le son [ə], sauf pour les quelques mots suivants : dessous [dəsu], dessus [dəsy], ressource [rəsurs]

Pour bien s’y retrouver, il faut découper le mot de manière syllabique. Prenons comme exemple le mot « maternité » et découpons-le en 4 syllabes.

  • Ma / ter / ni / té [matεrnite] : je remarque que la lettre « e » est suivie d’un « r » dans la 2ème syllabe, et d’un « n » dans la troisième syllabe. On en conclut donc que le « e » qui fait le [ε] ne prendra pas d’accent.

Examinons les mots suivants : terrible, effervescent, espagnol, certificat, esprit…

Ter / ri / ble      [tεribl]

Ef / fer / ves / cent    [efεrvesɑ̃]

Es / pa / gnol    [εspaɲɔl]

Cer / ti / fi / cat     [sεrtifika]

Es / prit   [εspri]

Lorsque la lettre « e » n’est suivie que d’une seule consonne, alors il faut mettre un accent aigu. On entendra le son [e].

Examinons les mots suivants et découpons-les : métier, métal, intéressant, sérénité…

/ tier [metje]                                           / tal [metal]
In / / res / sant [ε̃terεsɑ̃]                        / / ni / [serenite]

A la question « quand dois-je mettre un accent grave sur la lettre e (è) ? », je réponds :
Pour le savoir, il faut encore découper le mot en syllabes pour comprendre la règle des accents.

Prenons un exemple : le mot « repère » [rəpεr].

  • Re / / re : la troisième syllabe se termine par un e muet. Ce « e » que l’on ne prononce pas va ouvrir le « e » de la seconde syllabe (pè) pour créer le son [ε] (un è ouvert). Par conséquent, le « e » la deuxième syllabe prendra un accent grave `.

Voici d’autres exemples : mère, bière, frère, prière, sorcière, mystère, lèpre

Mè / re [mεr]                            Biè / re [bjεr]                    frè / re  [frεr]                   Pri / è / re [prijεr]                 Sor / ciè / re [sɔrsjεr]
Mys / tè / re [mistεr]           Lè / pre [lεpr]

Tous ces mots se terminent par un e muet. Ce « e » que l’on ne prononce pas va ouvrir le « e » de la syllabe qui précède, c’est pourquoi ces mots ont un è et non un é.

Autre règle qui s’applique pour le « è » :

Lorsque le è [ε] se trouve sur la dernière syllabe et que le mot se termine par « s », alors on met également un accent grave.

Exemples : exprès [εksprε], cyprès [ciprε], procès [prɔsε], accès [aksε]

Par ailleurs, l’accent circonflexe indique la disparition d’une lettre (par ex. le « s » dans l’ancien français).

Exemple : forêt [fɔrε] : forest (dans la même famille, on a aussi forestier).
Autres exemples : vêtement [vεtmɑ̃] (vestimentaire, vestiaire) ; goût [gu] (gustatif, dégustation) ; hôpital [ɔpital] (hospitalité)

C’est à vous de jouer, trouvez le bon accent si besoin …

Traverser, deroulement, lecture, emerveillement, fidele, fidelite, acces, acceder, algebre, allegre, allegresse, artere, arteriel, assechement, assecher, athlete, athletique, athletisme, bibliotheque, bibliothecaire, boheme, bohemien, celebre, celebrer, celebrite, college, collegien, complete, completement, complement, completer, creme, cremeux, ecremer, diabete, diabetique, discrete, discretement, discretion, fievre, fievreux, gene, geneticien, genetique, greve, greviste, homogene, homogeneité, hygiene, hygienique, hypotheque,  hypothequer, obese, obesite, oxygene, oxygener, phenomene, phenomenal, piece, poeme, poete, poesie, poetique, scene, scenique, seche, secher, siecle, sincere, sincerement, sincerite, synthese, synthetique, synthetiser, systeme, systematique.

Madeleine Ley

Madeleine Ley est une poétesse d’origine belge née à Anvers en 1901 et morte en 1981. Pour en savoir plus, consultez le site du Service du livre belge.

« Odelette » est  extrait du recueil Petites voix (1930).

Odelette

Araignée grise,
Araignée d’argent,
ton◡échelle exquise
tremble sous le vent.

 Toile d’araignée
– émerveillement –
lourde de rosée
dans le matin blanc !

Ouvrage subtil
qui frissonne et ploie,
ô maison de fil,
escalier de soie !

Araignée grise,
Araignée d’argent,
ton◡échelle exquise
tremble dans le vent.

Prononciation de « AUCUN » « AUCUNE »

Aucun [okœ̃] / Aucune [okyn

 

Pas de clef à la poésie  (de Andrée Chedid)

Pas de clef à la poésie
Pas de ciel
Pas de fond
Pas de nid
Pas de nom

Ni lieu
Ni but
Ni raison

Aucune borne
Aucun fortin
Aucun◡axe
Aucun grain

Mais ce souffle

Qui s’infiltre

Dans l’étoffe des◡âmes

Pour délier leurs saisons :

Peuple d’hirondelles
Au regard pénétrant
A la vue déployée.

[ə], [ø] et [ɶ] : trois graphies pour un même son

Son [ə] : Langue en avant au niveau intermédiaire (ou central), lèvres arrondies comme pour dire [o] et un peu projetées en avant. Son [ø] : Langue en avant comme pour le son [ə], lèvres entrouvertes à peine arrondies et non projetées vers l’avant. Son [ɶ] : Langue en avant comme pour le son [ə], bouche ouverte, lèvres non arrondies et non projetées vers l’avant.
     
retenir [rətənir] curieux, se [kyrjø, kyrøz] sœur [sɶr]
 

revenir

 

[rəvənir]

 

anxieux, se

 

[ɑ̃ksjø, ɑ̃ksjøz]

 

cœur

 

[kɶk]

 

deviner

 

[dəvine]

 

milieu

 

[miliø]

 

œuf, œufs

 

[ɶf, ɶ]

 

grenouille

 

[grənuj]

 

camaïeu

 

[kamajø]

 

mœurs

 

[mɶr]

 

brebis

 

[brəbi]

 

neveu

 

[nəvø]

 

œuvre

 

[ɶvr]

 

je me retourne

 

[ʒə mə rəturn]

 

peureux

 

[pɶrø]

 

œil

 

[ɶj]

 

je ne le regarde pas

 

[ʒə nə lə rəgard pa]

 

mieux

 

[mjø]

 

bœuf

 

[bɶf]

 

renard

 

[rənar]

 

cheveu

 

[ʃəvø]

 

nœud

 

[nɶ]

 

relever

 

[rələve]

 

creux

 

[krø]

 

heure

 

[ɶr]

 

cependant

 

[səpɑ̃dɑ̃]

 

heureux, heureuse

 

[ɶrø, ɶrøz]

 

jeune

 

[ʒɶn]

 

premier, première

 

[prəmje, prəmjεr]

 

jeu, jeux

 

[ʒø]

 

peuple

 

[pɶpl]

 

menu

 

[məny]

 

européen, européenne

 

[ørɔpeε̃, ørɔpeεn]

 

beurre

 

[bɶr]

Les cerisiers en fleurs

Vieux renard

Un œil, des yeux

L’heure de déjeuner

Un camaïeu de bleu

Le chemin des amoureux

Jeune tourterelle

Des gens heureux

Tomate Cœur de bœuf

Œil au beurre noir

Jeter un œil à …

Une brebis égarée

Une heure creuse

Petit appétit

Pour tout connaître sur la lettre E, allez sur la page Comment prononcer la lettre ou voyelle E

Adjectifs masculins avec consonne finale muette

La transcription phonétique est entre parenthèses.

Bas (ba) – Basse (bas)

Bavard (bavar) – Bavarde (bavard)

Beau (bo) – Belle (bεl)

Blanc (blɑ̃) – Blanche (blɑ̃ʃ)

Blond (blɔ̃) – Blonde (blɔ̃d)

Brun (brœ̃) – Brune (bryn)

Courageux (kuraʒø) – Courageuse (kuraʒøz)

Doux (du) – Douce (dus)

Faux (fo) – Fausse (fos)

Frais (frε) – Fraiche (frεʃ)

Frileux (frilø) – Frileuse (friløz)

Gentil (ʒɑ̃ti) – Gentille (ʒɑ̃tij)

Grand (grɑ̃) – Grande (grɑ̃d)

Gros (gro) – Grosse (gros)

Haut (‘o) – Haute (‘ot)

Intelligent (ε̃teliʒɑ̃) – Intelligente (ε̃teliʒɑ̃t)

Jaloux (ʒalu) – Jalouse (ʒaluz)

Lourd (lur) – Lourde (lurd)

Méchant (meʃɑ̃) – Méchante (meʃɑ̃t)

Petit (p(ə)ti) – Petite (p(ə)tit)

Roux (ru) – Rousse (rus)

Souriant (surjɑ̃) – Souriante (surjɑ̃t)

V comme Vendetta

Le discours prononcé par V dans le film « V pour Vendetta » montre un magnifique exemple d’allitération en V (j’en conte 58 !).

Voilà ! Vois en moi l’image d’un humble vétéran de vaudeville. Distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu’un vil vernis de vanité est un vestige de la vox populi aujourd’hui vacante, évanouie. Cependant cette vaillante visite d’une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition ! [il trace un V sur une affiche] Un seul verdict : la vengeance. Une vendetta telle une offrande votive mais pas en vain. Car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. [il rit] En vérité ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux alors laisse-moi simplement ajouter que c’est un véritable honneur que de te rencontrer. Appelle-moi V.