Lire un texte à haute voix

La lecture à haute voix est un exercice que je recommande à toutes les personnes qui souhaitent s’exprimer clairement en français.

En lisant à voix haute, on apprend à bien positionner sa langue et ses lèvres, mais aussi à identifier les sons et à comprendre le sens des mots. En apprenant à bien articuler, on améliore sa diction.

En lisant à voix haute, on s’ouvre à l’autre (l’auditeur), et l’on redécouvre le plaisir de la lecture et du partage. La lecture à haute voix met les sens en éveil et demande de l’attention, un effort de concentration et une bonne respiration. En lisant dans sa « tête », l’apprenti lecteur laisse parfois passer des erreurs de lecture, d’où l’intérêt de lire à voix haute pour les corriger.

Lire à voix haute des textes choisis est une expérience enrichissante qui permet de découvrir des auteurs et de beaux textes. Si l’exercice nécessite de la patience pour les débutants, le chemin parcouru reste une expérience unique où chacun découvre le plaisir de rendre un texte intelligible, en maîtrisant des phrases fleuves, en respectant la ponctuation, la musicalité et le sens du texte. 

Les paronymes

Les paronymes sont des mots qui se ressemblent tant par leur forme, leur orthographe ou leur prononciation. Mais comme leurs sens diffèrent, ils sont souvent sources de confusions. Ce test permet de vous en faire connaître quelques-uns… et d’accroître vos connaissances en vocabulaire.

A

Abus ou imbu ?
Accident ou incident ?
Affection ou infection ?
Afin ou enfin ?
Aigre ou aigle ?
Alors ou à l’heure ?
Apporter ou importer ?
Apposer ou imposer ?
Assis ou ainsi ?
Attendre ou entendre ?
Aurore ou horreur ?
Autriche ou autruche ?

B

Beurre ou bord ?
Bouge ou bouse ?
Boulet ou poulet ?
Bouquin ou boucan ?
Bureau ou bourreau ?

C

Cadre ou quatre ?
Cantine ou comptine ?
Cèdre ou zèbre ?
Celui ou c’est lui ?
Chaise ou chez◡eux ?
Chance ou sens ?
Chaton ou santon ?
Chauffeur ou chauffard ?
Cheveux ou chevaux ?
Chuchoter ou chouchouter ?
Chut !  Zut !
Cimetière ou cimeterre ?
Ciseaux ou six◡œufs ?
Cœur ou corps ?
Collection ou collation ?
Confirmer ou confiner ?
Cosmétique ou cosmique ?
Coussin ou cousin ?
Cri ou gris ?

D

Déchu ou déçu ?
Démon, dément ou demain ?
Des◡oraux ou des◡euros ?
Des◡os ou des◡œufs ?
Descend, deux cents ou deux◡ans ?
Dessert ou désert ?
Dessus ou dessous ?
Deuxième ou douzième ?
Douce ou bouge ?
Douze douches douces

E

Écouter, égoutter et goûter ?
Emporter ou importer ?
En chœur ou encore ?
En◡Andalousie ou en◡Indonésie ?
Enfin ou enfant ?
Épouvante ou éprouvante ?
Erreur, horreur ou Aurore ?
Éteindre ou étendre ?
Étendre ou entendre ?
Éventer ou éventrer ?
Extinction ou extension ?

F

Filaire ou filière ?
Flagrance ou fragrance ?
Flaque ou plaque ?
Fleur ou flore ?
Flic, fric ou frite ?
Foi ou voix ?
Fraise ou fraîche ?
Fraiseur ou fraîcheur ?

G

Geste ou zeste ?
Grâce, crasse ou classe ?
Grade ou gratte ?
Grain ou grand ?
Grand-mère ou grammaire ?
Grelot ou gros lot ?
Grimm ou crime ?
Grotte ou glotte ?

H

Heure ou or ?
Hideux ou idiot ?
Honneur ou au nord ?
Humanité ou unanimité ?
Humeur ou humour ?

I

Implorant ou en pleurant ?
Importun ou important ?
Induire ou enduire ?
Insoluble ou insalubre ?
Instinct ou instant ?
Intérieur ou antérieur ?

J

J’étais ou jeter ?
Jus ou joue ?

L

L’agence ou la chance ?
L’air/l’ère ou l’art/lard ?
L’amante ou la menthe ? (homophones)
L’amour ou la mûre ?
L’égalité ou les qualités ?
L’envers ou l’inverse ?
Lâcheté ou la jetée ?
Laisser ou lécher ?
Léger ou le jet ?
Les◡ondes, les◡Indes ou les◡Andes ?
L’occasion ou location ?

M

Maigre ou Maître ?
Manche ou mange ?
Marron, marin ou marrant ?
Melon, Meulan ou Melun ?
Mes songes ou mensonge ?
Mésange ou mes◡anges ? (homophones)
Message ou massage ?
Moment ou maman ?
Moule ou mule ?
Mue ou moue ?

O

Ongle ou oncle ?
Oraux, euros ou heureux ?

P

Pas savoir ou pas◡avoir ?
Penser ou pincer ?
Petit◡à petit ou petit◡appétit
Peur ou porc / port /  pore ?
Phrase ou fraise ?
Poison ou poisson ?
Prénom ou prenons ?
Prise de son ou prise de sang ?
Province ou Provence ?

Q

Qu’un, quand/qu’en, Caen ?

R

Rebrousser ou retrousser  ?
Réciter ou résister ?
Répartir ou repartir ?
Rue ou roue ?

S

S’entendre ou s’attendre ?
Sang caillé ou sans cahier ? (homophones)
Sangler ou cinglé ?
Sans◡avoir ou sans savoir ?
Sauge, sauce ou chose ?
Savon ou savant ?
Seize◡ans ou saison ?
Sigle ou cycle ?
Sucette ou Suzette ?

T

Tâche ou tasse ?
Tampon ou tympan ?
Touche ou douche ?
Trajet, cracher ou dragée ?
Treize◡heures ou trésor ?

V

Vaille ou veuille ?
Vénéneux ou venimeux ?
Vieille ou veille ?

Z

Zapper ou saper ?
Zébu ou j’ai bu ?

 

Voyelles nasales : Lily de Pierre Perret

« Lily » de Pierre Perret est une chanson écrite en 1977 et donnée au bac de français en 2005.

Dans les années 1960, la France découvre Martin Luther King et Angela Davis. Cette lutte contre le racisme est une nouveauté en France, et les artistes français peineront à se faire entendre. Pierre Perret mettra quinze ans à écrire « Lily ». 

Travail sur les voyelles nasales
an/ɑ̃ – in/ε̃ – on/ɔ̃

[ɔ̃] la trouvait plutôt jolie Lily
Ellearrivait des Somalies Lily
D[ɑ̃][z]un bateau pl[ε̃] d’émigrés
Qui venaient tous de leur pl[ε̃] gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu’[ɔ̃][n]était égaux Lily
Au pays d’ Voltaire et d’Hugo Lily
Mais pour Debussy [ɑ̃] rev[ɑ̃]che
Il faut deux noires pourune bl[ɑ̃]che
Ça fait un sacré dist[ε̃]guo
Elleaimait t[ɑ̃] la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrét[ɑ̃]
Lui a précisé [ɑ̃n]arriv[ɑ̃]
Qu’[ɔ̃] ne recevait que des bl[ɑ̃]

Ellea déchargé des cageots Lily
Elle s’est tapé des sales boulots Lily
Elle crie pour v[ɑ̃]dre des choux-fleurs
D[ɑ̃] la rue, ses frères de couleur
L’acc[ɔ̃]pagnent au marteau-piqueur
Et qu[ɑ̃][t] [ɔ̃] l’appelait Bl[ɑ̃]che-Neige Lily
Elle se laissait plus pr[ɑ̃]dreau piège Lily
Elle trouvait ça trèsamus[ɑ̃]
Mêm’ s’il fallait serrer les d[ɑ̃]
Ilsauraient été trop c[ɔ̃]t[ɑ̃]
Elleaima un beau bl[ɔ̃] frisé Lily
Qui était tout prêt à l’épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
N’ somm’s pas racistes pour deux sous
Mais[z] [ɔ̃] veut pas de ça chez nous

Ellea essayé l’Amérique Lily
Ce gr[ɑ̃] pays démocratique Lily
Elleaurait pas cru s[ɑ̃] le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais d[ɑ̃]◡[z]un meeting à Memphis Lily
Ellea vu [ɑ̃]gela Davis Lily
Qui lui dit vi[ε̃] ma petite sœur
[ɑ̃] s’uniss[ɑ̃] [ɔ̃]◡[n]a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c’est pour c[ɔ̃]jurer sa peur Lily
Qu’elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu auxautobus
[ε̃]terdits aux g[ɑ̃] de couleur

Mais d[ɑ̃] t[ɔ̃] c[ɔ̃]bat quotidi[ε̃] Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l’[ɑ̃]f[ɑ̃] qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
C[ɔ̃]tre laquelle [ɔ̃] ne peut ri[ε̃]
[ɔ̃] la trouvait plutôt jolie Lily
Ellearrivait des Somalies Lily
D[ɑ̃][z]un bateau pl[ε̃] d’émigrés
Qui venaient tous de leur pl[ε̃] gré
Vider les poubelles à Paris

Des phrases à mémoriser

Lisez et apprenez par cœur les phrases ci-dessous. Répétez-les de façon régulière jusqu’à ce que les mots s’enchaînent à un débit régulier, sans bafouilles. Attention aux liaisons.

Les voyelles nasales

Buvons◡un bon vin blanc.
Prenons◡un bon bain plein.
Mangeons◡un bon pain blanc.
Dégustons◡un fin jambon.
On◡en mange. Du melon, on◡en mange tant !

Des bons plans, des bancs peints, des bons pains.
Des blancs pains, des bancs peints, des bains pleins.
Tonton, descends du grand banc blanc.

Il sent bon ; ils sont bons.
Le pélican de Jonathan pond◡un◡œuf tout blanc.
Coupe◡enfant cheveux blonds, coupe◡enfant cheveux bruns. Grand blond, fin brun.
Vincent, l’enfant de Constantin.

Un bon vent vint (◡à souffler).
Un timbre◡à cent un franc.
Un fin parfum de printemps se dégage des brins bruns.
Yvon, le cousin lointain du bon peintre Louis Le Nain.
Alban parle couramment l’allemand.
Marion ment◡aisément aux parents de Clément.

Sons S/Z/CH/J

Samedi soir, on mangera du poisson.
Le poison est casé dans le casier.
Zazie va aux◡eaux / Suzie va au zoo.
Ne cassons pas le cycle des saisons.
Serge, servez-vous, prenez ces six saucisses.
Sophie zozotte, Sarah chuchotte, la chouette hulotte.

Les groupes consonantiques CR/FR/GR/TR

Trois très gros rats gris creusèrent un très grand trou dans◡un fromage de Gruyère.

 

Le e prépausal : une mode à ne pas suivre…

« Bonjour-e Valéri-e  » : ce tic de prononciation (et de langage) consiste à sonoriser des « e » muets et même d’en ajouter à la fin des mots qui n’en contiennent normalement pas. (Attention, il ne s’agit pas du « heu » qui marque l’hésitation.)

 

Il en existe une variante, encore plus « curieuse », celle d’ajouter des « an » ou des « in » ! Mais d’où vient ce mystérieux phénomène ? On a mis un nom sur ce drôle de tic : on l’appelle le « e » prépausal, et la tendance est telle que de nombreux linguistes l’étudient sérieusement, notamment Anita Berit Hansen, professeur de linguistique à l’université de Copenhague. Pour tout comprendre, regardez la vidéo ci-dessous…

« Alors-e, tu as aimé l’article-an ? »

Liaisons et enchaînements vocaliques

Les liaisons et les enchaînements facilitent la prononciation des mots lorsque ceux-ci sont prononcés les uns à la suite des autres. Une bonne structure syllabique des mots a une influence sur le rythme de la phrase, qu’on appelle aussi prosodie. Pour vous entraîner, je vous propose de vous enregistrer sur les groupes de mots suivants… (Vous pouvez bien entendu m’envoyer les audios par email.)

Liaison avec -s ou -z prononcé [z] :

Une chose◡étrange
Une chose◡insensée
Une mauvaise◡habitude
Une mauvaise◡organisation
Chez◡eux
Sans◡argent
Dans◡un◡an       Liaison en-z puis en -n
Mais◡encore
De bas◡étage
Le tiers-◡état
De temps◡à autre
De temps◡en temps
De plus◡en plus
Qui mieux◡est
De mieux◡en mieux
Doux-◡amer

Liaison avec -r prononcé [r] :

Au premier◡étage
Un dernier◡essai

Liaisons supprimées par la présence d’un r

Pour les consonnes groupées à la fin de certains mots par des séquences -rc, -rs, -rt, -rd, l‘enchaînement se fait parfois avec le r même lorsqu’il est suivi d’une ou deux consonnes. 

Une « part à prendre » se prononcera [paraprendr’]
Le nord-ouest, le nord-est : [norouèst’], [norèst’]
Vers elle : [vèrèl]
Envers et contre tous : [envèrécontretous’]
A travers un champ : [atravèrunchan]
Deux heures et demie : [deuzeurédemi]

Ce fait est historique, la langue française évoluant constamment. Toutefois, le mot composé Tiers-État est toujours lié : [Tièrzéta].

La liaison n’est pas obligatoire avec -t dans fort aimable [forémabl’], fort habile [forabil’]. 

Liaison avec -n prononcé [n] :

Un bon◡élève
Le divin◡enfant
Bon◡appétit

Supprimer la nasalisation :  [bonélèv’] [divinenfant]

Liaison avec -f prononcé [v] :

Neuf◡ heures 

Liaison avec -t prononcé [t] :

Avant-◡hier
D’un bout◡à l’autre
De haut◡en bas
Tout◡au moins
Tout◡à fait
Tout◡au plus
Un accent◡aigu
Petit◡à petit
Un petit◡ins­tant
Un petit◡ami
Nuit◡et jour
Bout◡à bout
Mot◡à mot
Pot◡à eau
Pot-◡au-feu
Du tout◡au tout
José, comment◡osez-vous ?

Liaison avec -d prononcé [t] :

Un pied-à-terre
Grand◡ouvert
Un grand◡enfant
De fond◡en comble

Liaison avec -p prononcé [p] :

Trop◡aimable

« Si vous rencontrez quelqu’un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n’a autant besoin d’un sourire
Que celui qui ne peut◡en donner aux◡autres. »
Raoul Follereau (1903-1977)

« Je voudrais crier aux jeunes gens dévorés de l’envie de laisser un nom dans ce monde qu’il◡y a quelque chose de mieux que de voyager : c’est de ne rien faire. Il◡y a quelque chose de mieux que d’avoir des◡aventures : c’est d’en◡inventer. Il◡y a quelque chose de mieux que de s’agiter : c’est de s’ennuyer. » Jean d’Ormesson

 

Sons [s] et [z] : Né quelque part de Maxime Le Forestier

Né quelque part est une chanson de Maxime Le Forestier sortie en 1987.

On choi[z]it pas [s]es parents
On choi[z]it pas [s]a famille
On choi[z]it pas non plus
Les trottoirs de Manille
De Paris ou d’Alger
Pourapprendreà marcher
Être né quelque part
Être né quelque part
Pour [s]elui qui est né
C’est toujours un ha[z]ard

Ya des◡[z]oi[z]eaux d’ ba[s]e-cour
Et des◡[z]oi[z]eaux d’ pa[s]age
Ils [s]avent où [s]ont leurs nids
Qu’ils rentrent de voyage
Ou qu’ils re[s]tent chez◡[z]eux
Ils [s]avent où [s]ont leurs◡[z]œufs
Être né quelque part
Être né quelque part
[s]’est partir quand◡[t]on veut
Revenir quand◡[t]on part

Est-[s]e que les gens nai[s]ent égaux en droits
À l’endroit où ils nai[s]ent ?

Est-[s]e que les gens nai[s]ent égaux en droits
À l’endroit où ils nai[s]ent
Que les gens nai[s]ent pareils ou pas ?

On choi[z]it pas [s]es parents
On choi[z]it pas [s]a famille
On choi[z]it pas non plus
Les trottoirs de Manille
De Paris ou d’Alger
Pour◡apprendre◡à marcher

Je [s]uis né quelque part
Je [s]uis né quelque part
Lai[s]ez-moi [s]e repère
Ou je perds la mémoire

Est-[s]e que les gens nai[s]ent égaux en droits
À l’endroit où ils nai[s]ent
Que les gens nai[s]ent pareils ou pas ?
Est-[s]e que les gens nai[s]ent égaux en droits
À l’endroit où ils nai[s]ent
Que les gens nai[s]ent pareils ou pas ?

L’importance de la prononciation

On ne peut acquérir une langue vivante que si l’on maîtrise la prononciation des différents sons qui la composent. Cette compétence phonétique suppose un enseignement spécifique et aussi un entraînement pour aider l’apprenant à percevoir et produire les différentes unités sonores.

Pour améliorer sa prononciation et par conséquent sa production orale, l’apprenant doit s’intéresser aux activités de perception et d’entraînement articulatoire dont les supports sont multiples : textes littéraires, poésies, pièces de théâtre, contes, chansons…

Certains types de textes (poésies, chansons, pièces de théâtre…), par leur richesse culturelle, leur dimension esthétique ou encore leur force émotionnelle suscitent l’intérêt de l’apprenant et facilitent ainsi la mémorisation d’une bonne prononciation et d’une intonation conforme à la langue cible. Le choix des textes littéraires en fonction des sons/phénomènes phonétiques qu’ils contiennent est très important, car l’apprentissage de la langue doit être et doit rester un plaisir pour l’apprenant…

 

 

Phonétique : les nasales

Une chanson douce interprétée par Henri Salvador

Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J’écoutais_en m’endormant(liaison s sonore [z])
Cette chanson douce,
Je veux la chanter pour toi
Car ta peau est douce
Comme la mousse des bois.
La petite biche est aux_abois. (liaison s sonore [z])
Dans le bois se cache le loup,
Ouh, ouh, ouh ouh !
Mais le brave chevalier passa.
Il prit la biche dans ses bras.
La, la, la, la.
La petite biche,
Ce sera toi, si tu veux.
Le loup, on s’en fiche.
Contre lui, nous serons deux.
Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
Une chanson douce
Pour tous les petits_enfants(liaison s sonore [z])
Oh ! Le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle_est restée, (liaisons l [l])
à tout jamais.
La belle princesse
Avait tes jolis cheveux,
La même caresse
Se lit_au fond de tes_yeux(liaisons t puis s sonore [z])
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu’à la fin de ma vie,
Jusqu’à la fin de ma vie.

« Ce sont des chansons qui sont dans les gênes même si la jeune génération ne sait pas qui est forcément Henri Salvador » (Louis Chédid)

Henri Salvador, né à Cayenne en Guyane en 1917 et mort à Paris en 2008 est un chanteur français. Compositeur et guitariste, il joue dans des orchestres de jazz avant de commencer une longue carrière de chanteur en 1948. Artiste populaire, apprécié d’un large public, on lui doit de nombreuses chansons qui aujourd’hui encore demeurent dans les mémoires : Syracuse ; Maladie d’amour ; Une chanson douce connue aussi sous le nom de Le loup, la biche et le chevalier…